Mariama Djibrine déchue de la nationalité nigérienne
L’activiste Mariama Djibrine ne jouit plus de la nationalité nigérienne. Elle a été provisoirement déchue de cette nationalité par décret. Signé par le général Abdourahamane Tiani, le décret indique que la présidente de l’Alliance des Démocrates du Sahel (ADS) est poursuivie pour des faits de « diffusion de données de nature à troubler l’ordre public, incitation à la révolte et intelligence avec une puissance étrangère ».
Niger : voix critique, Mariama Djibrine déchue de la nationalité
La liste des personnes déchues de la nationalité nigérienne s’allonge. Le dernier décret signé dans ce cadre par le général Tiani vise la jeune activiste Mariama Djibrine. Récemment devenue présidente de l’Alliance des Démocrates du Sahel (ADS), elle fait partie des activistes dont les prises de position sont souvent à charge contre les régimes militaires du Sahel. D’ailleurs, les initiateurs de l’ADS disent militer pour le rétablissement de la Démocratie dans le Sahel, accusant les gouvernements transitoires d’avoir plongé le Mali, le Burkina Faso et le Niger dans des régimes dictatoriaux.
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Au lancement des activités de l’Alliance des Démocrates du Sahel le 9 mai dernier, Mariama Djibrine a peint totalement en noir le bilan des régimes militaires du Sahel depuis leur arrivée au pouvoir. « Persistance du terrorisme, augmentation du nombre de déplacés fuyant l’insécurité, arrestations de journalistes, fermeture de médias et arrestations de voix dissidentes. » Pour elle, rien ne va depuis que le général Tiani, le capitaine Ibrahim Traoré et Assimi Goita ont respectivement pris les rênes du Niger, du Burkina Faso et du Mali par la force des armes. Elle a présenté l’ADS comme l’alternative nécessaire, le sursaut patriotique qu’il faut pour faire face efficacement aux « dérives » observées depuis la série de coups d’État dans le Sahel.
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Comme c’est le cas de la plupart des personnalités déchues, Mariama Djibrine, alias Mayra, est accusée de « diffusion de données de nature à troubler l’ordre public, incitation à la révolte et intelligence avec une puissance étrangère ». Les autorités justifient la décision par « l’ordonnance n° 2024-43 du 27 août 2024, Instituant un fichier des personnes, groupes de personnes ou entités impliqués dans des actes de terrorisme ou dans toutes autres infractions portant atteinte aux intérêts stratégiques et/ou fondamentaux de la Nation ou de nature à troubler gravement la tranquillité et la sécurité publique et fixant les modalités d’inscription et de retrait ainsi que les effets y relatifs, modifiée et complétée par l’ordonnance n° 2024-46 du 07 octobre 2024 ».
