Côte d’Ivoire : « Pacte social », la nouvelle proposition de Laurent Gbagbo
L’ancien président Laurent Gbagbo était face à la presse pour présenter son « Pacte social ». Le président du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) a profité de cette sortie pour opiner sur l’actualité nationale marquée par les déguerpissements et des inondations.
Côte d’Ivoire : après « trop c’est trop », Laurent Gbagbo lance le « Pacte social »
Reconduit à la tête du PPA-CI, Laurent Gbagbo propose un « Pacte social ». L’idée rejoint le mouvement « Trop c’est trop » lancé dans la période électorale passée. L’objectif principal reste la défense des intérêts des populations à la base. « Il faut faire en sorte que les gagne-petit aient au minimum deux repas par jour », a-t-il indiqué. L’ancien président précise que le « Pacte social » n’est pas un « simple catalogue de revendications, ni un programme électoral visant uniquement la conquête du pouvoir ». Il définit cette nouvelle trouvaille comme « un devoir de responsabilité et une vision de société ayant pour finalité la réhabilitation de l’humain au centre de l’action politique ».
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Comme à leur habitude, Laurent Gbagbo et ses proches ont présenté un réquisitoire sévère contre le régime en place. Ils accusent le président Alassane Ouattara et son régime de mener une gouvernance partiale en faveur d’un clan. « On observe une gouvernance qui privilégie un clan au détriment d’un autre », a affirmé la présidente de l’école du parti PPA-CI, Marie-Clémence Adom. Elle dénonce une « hausse des inégalités sociales ».
L’ancien président s’insurge contre les déguerpissements en cours à Abidjan. Pour lui, ceux qui cassent sont « sans pitié ». « Les problèmes sociaux sont énormes. Si les maisons des pauvres sont cassées, c’est parce que les gens qui cassent n’ont pas pitié. Sinon, en arrivant devant la maison que tu dois casser, tu devrais et puis te retourner », a-t-il déclaré.
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L’ancien président ivoirien déplore les disparités sociales. Il évoque ici les déguerpissements survenus à Yopougon, ancien bastion de son parti : « Les problèmes sociaux sont énormes. Si les maisons des pauvres sont cassées, c’est parce que les gens qui cassent n’ont pas pitié. Sinon, en arrivant devant la maison que tu dois casser, tu devrais pleurer et puis te retourner ».
Restructuration du PPA CI et son maintien à la présidence du parti
Cette sortie a été l’occasion pour Laurent Gbagbo de revenir sur son maintien au poste de président du PPA-CI, alors qu’il avait déjà annoncé son retrait. Selon ses dires, c’est le parti qui s’est imposé à lui. « J’ai dit que je suis fatigué, que je m’en vais. Mes camarades ont dit : « non, reste encore ». Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas quelqu’un. Il y a même des candidats au PPA-CI », a-t-il affirmé.
Après l’élection présidentielle et les élections législatives, le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA CI) s’est lancé dans une vaste restructuration. Les responsables ont d’abord sanctionné tous les membres qui ont violé la décision du parti de boycotter l’élection présidentielle et les législatives. Tous ceux qui se réclament du PPA CI et qui ont participé activement à ces élections ont été sanctionnés.
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Un gros ménage qui a suscité par la suite une réforme de restructuration. « Nous allons terminer de mettre en place les structures du parti et après ça, nous allons prendre une autre proposition qui sera peut-être une réponse à Beugré Mambé », a déclaré Laurent Gbagbo. À noter que le PPA CI n’était pas présent à la séance d’information animée par le Premier ministre Robert Beugré Mambé sur les réflexions en cours pour la création d’un nouvel organe de gestion des élections.