Fortes pluies : des villes africaines sous l’eau, Cotonou résiste

Juillet 2, 2026 - 12:40
Fortes pluies : des villes africaines sous l’eau, Cotonou résiste
Fortes pluies : des villes africaines sous l'eau, Cotonou résiste

Les pluies diluviennes en cours depuis quelques jours plongent les des villes africaines dans le désarroi. Abidjan, Lomé, Accra, le spectacle est désolant dans cette grande ville. Les pluies ont causé de grandes inondations ayant conduit à des dizaines de morts. Cette vague d’inondations qui s’impose à chaque saison pluvieuse révèle les difficultés de certains pays africains à faire face au phénomène.

Inondations dans plusieurs villes africaines

Au Ghana, le président John Dramani Mahama a été obligé de survoler la ville d’Accra à bord d’un avion pour mieux apprécier les dégâts. Son expression faciale lors de la visite en dit long sur l’ampleur de la situation. Au début des inondations, les services de secours ont comptabilisé au moins 12 morts avec des craintes d’alourdissement du bilan. Selon le bilan provisoire, près de 39 000 personnes ont été évacuées de leurs lieux d’habitation.

Selon le climatologue Benjamin Sultan, chercheur à l’Institut de recherche de développement (IRD), en une seule journée, « le Ghana a connu un des plus grands volumes ». Le gouvernement n’est certainement pas resté sans actions anticipatives, mais ces actions semblent insuffisantes face à la quantité d’eaux qui tombe.

59 morts enregistrées en Côte d’Ivoire, le gouvernement craint un bilan lourd

En Côte d’Ivoire, la situation est plus dramatique. En quelques jours de pluies, les autorités annoncent un bilan de 59 personnes décédée, dont une vingtaine à Attecoubé suite un éboulement de terrain. Selon le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, il y a des craintes d’alourdissement du bilan. Les autorités prévoient un dispositif de relogement pour évacuer les populations touchées. Deux sites ont été déjà identifiés à cet effet.

Comme à Accra, les mesures prises en amont n’ont pas suffi pour contenir la quantité d’eau. Alors que les prévisions affiche 1500 mm d’eau pour l’année, 400 mm ont été enregistrés en une seule journée.

Par ailleurs, le gouvernement indexe l’incivisme des populations. Selon les autorités, dans les zones où les mesures prises ont été rigoureusement respectées, il n’y a pas eu de dégâts. Dans certaines zone touchées, les habitants avaient été déguerpis, mais ils ont recolonisé l’espace pour se réinstaller.

Cotonou n’est pas totalement épargnée, mais résiste mieux

A Cotonou, l’une des villes phares d’Afrique ces dernières années, la situation est semblable sous contrôle. Des voies sont inondées obligeant les usagers à mettre les pieds dans l’eau, mais c’est moins pénible que le constat fait à Abidjan, Lomé et Accra.

L’inondation constatée sur certaines voies s’est justifiée par l’intensité de la pluie qui rend complexe le drainage des eaux. Mais au bout de deux heures, le dispositif répond convenablement et les voies sont dégagées. Cotonou s’illustre comme l’une des villes les lieux préparées pour faire face aux pluies diluviennes qui s’abattent sur les pays du Golfe de Guinée. Des investissements colossaux ont été effectués pour construction d’infrastructures hydrauliques.