Attaques au Mali : une ambassade française réagit aux accusations d’un internaute
À la suite des attaques coordonnées au Mali, la France est prise pour cible sur les réseaux sociaux. Elle est accusée une énième fois de soutenir les terroristes. Exaspérée par ces accusations, l’ambassade de France en Afrique du Sud, au Lesotho et au Malawi a répondu à la république d’un internaute sur le réseau social X.
« Laissez-nous tranquilles un instant ! », une ambassade française répond à une accusation après les attaques au Mali
« Laissez-nous tranquilles un instant ! », a publié le compte X de l’ambassade de France en Afrique du Sud, au Lesotho et au Malawi en réponse à un internaute. « C’est un véritable bain de sang pour les terroristes soutenus par la France au Mali », a écrit l’internaute en commentaire d’une vidéo montrant des terroristes ».
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La représentation diplomatique a précisé que « la France a passé près de dix ans à combattre des groupes terroristes au Mali, y a perdu 58 hommes et femmes et a déployé des ressources considérables pour soutenir le gouvernement malien avant de se retirer à la demande de Bamako ».
Ce n’est pas une première. La France souvent accusée de soutenir les terroristes au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Cette accusation est officiellement portée par les autorités militaires de ces pays qui ont poussé les forces françaises à la porte. En janvier dernier, le général Tiani, président du Niger, a ouvertement accusé la France d’avoir commandité l’attaque contre la base 101 de l’aéroport de Niamey.
La France soupçonnée de fournir des équipements aux terroristes
Poussée hors du Sahel, la France tente de se repositionner militairement au Bénin et en Côte d’Ivoire. Pour les régimes militaires du Sahel, ce repositionnement vise uniquement la déstabilisation de leurs pays. Ils allègent que la France aurait installé des bases et centres d’opération au Bénin et en Côte d’Ivoire où des terroristes seraient entrainés. Ces allégations sont constamment démenties par les pays concernés, notamment le Bénin. Cotonou a même demandé aux autorités militaires du Niger d’envoyer une délégation pour parcourir tout le territoire et constater par eux-mêmes que le Bénin n’abrite aucune base française.
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Les accusations contre la France ont refait surface le samedi 25 avril 2026, où des attaques coordonnées ont ciblé des villes stratégiques au Mali. Ces attaques ont été revendiquées par le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) à Bamako, Kidal, Kati, Gao et Sévaré. À l’heure actuelle, les autorités annoncent avoir pris le contrôle de la situation, mais le FLA annonce la reprise des combats ce dimanche à Kidal.
Le gouvernement malien a fait un premier bilan de 16 civils et militaires blessés et de plusieurs centaines de terroristes neutralisés. Plusieurs sources annoncent la mort de Sadio Camara, ministre de la Défense.