Côte d’Ivoire – Remblayage illégal : l’Assemblée nationale interpellée
En Côte d’Ivoire, le remblayage illégal de la lagune suscite depuis plusieurs jours de vives réactions au sein de l’opinion. Des voix dénoncent le silence intriguant des autorités face au drame environnemental. Antoine Assalé Tiémoko, ancien député et maire de Tiassalé, invite l’Assemblée nationale à prendre ses responsabilités.
Pour l’ancien député, face au remblayage illégal qui met en danger la lagune, l’Assemblée nationale doit s’activer. « Elle ne peut tolérer, ni dans l’hémicycle ni au-dehors, le silence complice devant le saccage de notre lagune », a indiqué Antoine Assalé Tiémoko. Il invite la représentation nationale à ne pas s’aligner sur la position de certains membres de l’exécutif qui, selon lui, chercheraient à banaliser les faits.
Si l’Assemblée accepte de ne pas rappeler l’exécutif à ses devoirs, de ne pas exiger la lumière et la responsabilité, elle trahirait sa mission et les citoyens qu’elle représente.
« Députés, réveillez-vous ! Même si les surfaces remblayées ne constituent qu’un pour cent du territoire de la lagune, la mise en vente a enrichi, au bas mot, pour mille milliards ceux qui ont ourdi cette opération. C’est un remblayage économique, un trafic de terre et d’avenir, strictement interdit par la loi, et il doit être traité comme le crime qu’il est », alerte l’ex-parlementaire.
Il fait savoir qu’il est temps de passer à l’action. Pour Antoine Assalé Tiémoko, « le temps de l’indignation timide et silencieuse est révolu ». « L’Assemblée doit se lever, instruire, auditionner, demander des sanctions.
Protéger notre patrimoine naturel, défendre le droit et restaurer la justice : voilà son devoir. Tout autre silence serait une abdication », a-t-il indiqué.
Le ministre Amadou Koné constate les dégâts
Face à la vague d’indignations, le ministre des Transports et des Affaires maritimes, Amadou Koné, s’est déplacé sur les lieux. À la tête d’une délégation, l’autorité ministérielle a constaté une réduction progressive des plans d’eau, la dégradation des écosystèmes, des risques accrus d’inondations et des menaces sur la navigation lagunaire.
Le ministre a rappelé à tous que le remblayage est une infraction grave. L’activité est encadrée par des textes et ne peut émerger hors du cadre légal. « Le domaine lagunaire est un patrimoine national. Il ne peut être occupé ni modifié en dehors du cadre légal », a-t-il déclaré.
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