Jean Christian Konan : le procureur évoque une affaire de 80 millions
Le procureur a communiqué sur l’affaire Jean Christian Konan. Dans un communiqué publié ce jeudi 19 février, le magistrat explique les raisons qui justifient l’arrestation et l’incarcération du lanceur d’alerte. Il a fait savoir que huit plaintes ont été déposées contre l’activiste. Son arrestation est intervenue au moment où il intensifiait les dénonciations contre le remblayage illégal de la lagune.
Côte d’Ivoire : le procureur dévoile les raisons de l’arrestation de Jean Christian Konan
Arrêté le lundi 16 février, Jean Christian Konan a été déposé en prison après sa présentation au procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan. Selon le procureur, l’arrestation du lanceur d’alerte fait suite à « huit (08) plaintes formulées par des personnes tant physiques que morales ainsi qu’à un mandat d’arrêt décerné à son encontre par Madame le juge du 2ᵉ cabinet d’instruction du tribunal de première instance de Bingerville, pour les faits d’escroquerie portant sur la somme de 80 000 000 FCFA« .
Le procureur confirme que Jean Christian Konan fait l’objet d’une information judiciaire pour les faits ci-après :
- trouble à l’ordre public,
- diffusion de nouvelles fausses susceptibles de causer la désobéissance aux lois,
- atteinte au moral de la population ou discrédit sur les institutions ou leur fonctionnement,
- provocation au trouble à l’ordre public et à la destruction d’édifices,
- invectives ne renfermant l’imputation d’aucun fait par le biais d’un système d’information,
- diffamation par le biais d’un système d’information,
- diffusion de fausses informations tendant à faire croire qu’une destruction,
- dégradation ou détérioration de biens a été commise ou va être commise, par le biais d’un système d’information et filouterie de résidence.
Ces faits sont prévus et punis par les articles 179-1, 183, 184, 190, 463 et 484 du Code pénal, 60, 65 et 70 de la loi n° 2013-451 relative à la lutte contre la cybercriminalité, 90 de la loi 2017-867 du 27 décembre 2017 portant régime juridique de la presse.
En détention provisoire à la MACA, Jean Christian attend son procès. Par ailleurs, le procureur met en garde les auteurs des publications sur les réseaux sociaux qui « tendent à trouver à la procédure ouverte contre Jean Christian Konan des motifs autres que ceux susmentionnés ». Le magistrat rappelle qu’il s’agit de la divulgation de fausses informations, passibles de poursuites judiciaires.
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