AES : Makan Alassane Diarra, nouveau patron de la force unifiée

Juin 20, 2026 - 09:20
AES : Makan Alassane Diarra, nouveau patron de la force unifiée
AES : Makan Alassane Diarra, nouveau patron de la force unifiée

Le général malien Makan Alassane Diarra a pris officiellement les rênes de la force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES). Ce vendredi 20 juin 2026, la cérémonie de passation de charge s’est déroulée dans les locaux de la base 101 à Niamey. La cérémonie a été présidée par le chef d’état-major des armées du Niger, le général de division Moussa Salaou Barmou.

Le général Makan Alassane Diarra prend les rênes de la force unifiée de l’AES

La force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES) a un nouveau patron. Il s’agit de Makan Alassane Diarra qui remplace le général Daouda Traoré. Depuis sa création en décembre 2025, c’est le premier changement de commandement qui s’opère à la tête de cette force chargée de lutter contre le terrorisme dans les trois pays membres (Burkina Faso, Niger, Mali).

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La nomination de Makan Alassane Diarra en tant que commandant de la force unifiée de l’AES a été actée par le décret nᵒ 2026-0318/PT-RM du 29 mai 2026 portant désignation du commandant de la force unifiée de l’Alliance des États du Sahel (AES). Décret pris par Assimi Goita, président malien de transition. Ledit décret met fin par ricochet aux fonctions du général Daouda Traoré.

Reçu en audience par le président Assimi Goita, le nouveau commandant de la force unifiée a reçu les orientations liées à sa nouvelle mission. Ces directives s’inscrivent dans le cadre de l’atteinte des objectifs fondamentaux qui soutiennent l’existence de la force unifiée. Ces objectifs se focalisent entre autres sur la protection de populations et de leurs biens, le renforcement des actions des pays membres contre le terrorisme et la barrière à toute velléité pouvant menacer la souveraineté des pays.

La force unifiée, une initiative pour renforcer l’autonomie de l’AES

La Force unifiée fait partie des nombreuses initiatives prises par le Mali, le Burkina Faso et le Niger pour marquer leur rupture avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). L’un des griefs portés contre la CEDEAO pour justifier leur retrait, c’est « l’inaction » de celle-ci face aux menaces terroristes dans la sous-région. Les pays de l’AES ont donc décidé de prendre leur destin en main en se dotant d’un instrument de lutte souverain.

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La force unifiée est née après le retrait des trois pays de la CEDEAO et après le départ forcé des troupes françaises autrefois engagées dans la lutte contre le terrorisme au Mali, au Niger et au Burkina Faso. La force unifiée est constituée aujourd’hui de près de 15 000 soldats mobilisés dans les trois pays membres. À sa création, elle avait été dotée de 5000 hommes.