Côte d’Ivoire : le maire de Koumassi entendu par la justice
En Côte d’Ivoire, la justice a entendu plusieurs personnes dans le cadre de l’enquête ouverte sur les démolitions à Koumassi Campement. Sur la liste des personnes entendues figure Ballet Narcisse Toussaint, maire de la commune de Koumassi. Dans un communiqué diffusé ce vendredi, le procureur a cité toutes les personnes qui sont déjà passées à l’audition. Il a été démenti la rumeur selon laquelle le principal mis en cause, Alloui Brou Jacques, se serait évadé.
Côte d’Ivoire – Démolitions à Koumassi Campement : la justice accélère l’enquête
Le parquet informe que, dans le cadre de l’enquête ouverte suite aux démolitions de Koumassi Campement, plusieurs personnes ont été entendues dans la procédure. Il s’agit notamment de Boa Krapa Valerie, directeur général des services techniques du district autonome d’Abidjan, de Ballet Narcisse Toussaint, maire de la commune de Koumassi, et de Kindo Moumouni, responsable de l’entreprise « SEKF », propriétaire des engins utilisés pour les démolitions de constructions.
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Dans cette opération de démolition, des soupçons pèsent sur certaines personnes et responsables publics. Ces auditions organisées par la justice visent à situer le rôle de chacun dans cette affaire. Le procureur de la République a réitéré sa volonté de faire la lumière sur ce dossier. L’audition d’Alloui Brou Jacques, principal accusé, sera décisive pour trouver le bout du problème.
Côte d’Ivoire : faux, Alloui Brou Jacques ne s’est pas évadé
Contrairement à la rumeur divulguée, Alloui Brou Jacques n’a pas fui après son interpellation. Jusqu’à l’heure où nous mettons sous presse, il est gardé par les services de sécurité. « Le procureur de la République informe l’opinion nationale que le nommé ALLOUI Brou Jacques, recherché dans le cadre de l’enquête ouverte à la suite des démolitions de constructions opérées dans la commune de Koumassi, le 3 juin dernier, a été interpellé par les services de la police nationale, le jeudi 18 juin 2026. Ce dernier, contrairement aux fausses informations diffusées et relayées par certaines personnes sur les réseaux sociaux, faisant état de sa fuite après son interpellation, reste détenu par les services compétents », lit-on dans le communiqué du parquet.
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Le procureur met en garde les auteurs de la fausse information, rappelant que la publication de nouvelles fausses par le biais des réseaux sociaux est une infraction en République de Côte d’Ivoire. Toute personne reconnue coupable de cette infraction tombe sous le coup de l’article 183 du Code pénal et risque jusqu’à six ans de prison et une amende de 500 000 à 5 000 000 000 FCFA.