Burkina Faso : Ibrahim Traoré accélère la digitalisation des services publics
Le Burkina Faso accélère sa transition numérique. Après les premières solutions numériques pour faciliter les démarches administratives, le gouvernement lance une nouvelle approche. Cette fois-ci, les usagers bénéficient d’un accès complet à tous les services publics via un portail web unique. Le site web a été officiellement lancé le mardi 5 mai 2026.
Burkina Faso : un portail unique révolutionne les services publics en ligne
Les services publics en ligne sont désormais centralisés via un portail national unique. La plateforme est accessible via l’adresse web : www.service-public.gov.bf/. Selon les autorités, le portail d’accès aux e-services de l’administration publique a pour objectif de « centraliser l’accès à l’ensemble des services publics numériques afin de mieux orienter les usagers vers les plateformes officielles et de contribuer à la lutte contre les sites frauduleux et les arnaques en ligne. »
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La plateforme est décrite comme étant un outil « plus moderne, plus complet et plus rapide ». « Le nouveau portail Service Public regroupe désormais l’ensemble des démarches administratives du Burkina Faso dans une interface unique et accessible. Un saut qualitatif vers l’administration 4.0. »
À travers ce portail web qui intervient dans un contexte d’accélération de la transition numérique, le gouvernement burkinabè vise à améliorer la qualité des prestations de l’administration publique. Cet outil permettra également de renforcer la lutte contre la corruption en réduisant considérablement le contact physique entre les usagers et les agents de l’État. À date, 1 672 fichiers pratiques, 85 procédures dématérialisées sont déjà disponibles sur le portail web des e-services. Pour ce qui est des institutions et structures responsables des services disponibles, ils sont déjà 183 sur le site.
Une douzaine de thématiques traitées
Le portail des e-services traite déjà une douzaine de thématiques qui concernent les services publics les plus demandés par les populations. Sur la liste, on retrouve entre autres : état civil ; identité ; famille ; éducation ; environnement et cadre de vie, création et gestion d’entreprise, justice et sécurité ; santé et protection sociale ; emploi et carrière. Les requêtes les plus populaires sont : demande d’acte de naissance, demande de passeport, demande de CNIB, demande de casier judiciaire.
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Lancement d’une plateforme pour les pétitions citoyennes
Parallèlement au portail unique des services publics, le Ministère de la Transition Digitale, des Postes et des Communications Électroniques (MTDPCE) a lancé la plateforme des pétitions citoyennes. « Cet outil permet à chaque Burkinabè de porter des initiatives auprès des autorités », a expliqué le ministère. À travers cet espace, chaque citoyen burkinabè a la possibilité de soumettre ses propositions, ses idées et surtout ses préoccupations aux autorités compétentes. Toutefois, ce n’est pas la porte ouverte à tout. La prise en considération d’une pétition est conditionnée par un seuil minimal fixé à 5 000 signatures.
Le numérique au cœur des actions du gouvernement d’Ibrahim Traoré
Au Burkina Faso, le régime militaire est conscient de la place de choix qu’occupe aujourd’hui le numérique dans la modernisation et le développement d’un pays. En novembre 2025, à l’occasion de la 20ᵉ Semaine du numérique, placée sous le thème : « l’IA au cœur de la transformation digitale », le capitaine Ibrahim Traoré a déclaré qu’« aucun secteur ne se développera sans le numérique ».
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Pour accélérer la mise en œuvre des projets digitaux de son gouvernement, le président de la République assure que le pays va prendre son indépendance en matière de data centers. « Le pays est en train d’acquérir ses propres data centers et développe des solutions internes », avait indiqué le président Ibrahim Traoré.