Côte d’Ivoire : les décès liés au paludisme réduits de plus de 60 %

Avr 28, 2026 - 11:30
Côte d’Ivoire : les décès liés au paludisme réduits de plus de 60 %
Côte d'Ivoire : les décès liés au paludisme réduits de plus de 60 %

En Côte d’Ivoire, la lutte contre le paludisme est en bonne voie. Les derniers chiffres présentés par le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique montrent un recul important du phénomène qui témoigne des efforts fournis.

Côte d’Ivoire : la lutte contre le paludisme porte des fruits

Selon le ministère de la Santé, le paludisme représente près de 30 % des consultations médicales en Côte d’Ivoire. Ce taux se conforte malgré les stratégies de lutte déployées. Il y a des progrès, mais les autorités restent sur leur garde. « Les progrès enregistrés sont réels, tangibles, mais fragiles. Ils appellent à une vigilance constante. »

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Aujourd’hui (en Côte d’Ivoire), l’incidence du paludisme a connu une baisse notable, passant de 270 cas pour 1000 habitants en 2024 à 231 à fin 2025. Mieux, dans des zones à faible transmission comme Abidjan, ce taux chute à 100 cas pour 1000 habitants.

En ce qui concerne la mortalité, en trois ans, « le nombre de décès liés au paludisme est passé de 1 534 en 2022 à 1 027 en 2025, soit une réduction de plus de 60 % ». Ce résultat est le fruit d’une politique de santé publique structurée, soutenue par des campagnes de prévention intensives et une meilleure accessibilité aux soins. Ces actions permettent de préserver les vies de milliers de personnes et d’épargner des familles des cas de décès liés au paludisme.

Les moustiquaires imprégnées au cœur de la stratégie de lutte en Côte d’Ivoire

Le ministère de la Santé confie que l’un des piliers des progrès constatés au niveau des chiffres réside dans l’usage des moustiquaires imprégnées. « En 2025, 81,3 % de la population y recourt, contre 68 % en 2021 et à peine 33 % en 2012. Ce bond spectaculaire traduit un changement profond des mentalités. La prévention, longtemps perçue comme contraignante, devient peu à peu un réflexe, presqu’une norme sociale », a-t-il indiqué dans une note d’information.

Les pratiques pour renforcer la prévention

Le Programme national de lutte contre le Paludisme invite les populations à respecter des pratiques simples notamment :

  • dormir sous une moustiquaire ;
  • assainir son environnement en éliminant les eaux stagnantes et autres gîtes larvaires ;
  • se rendre à l’hôpital dès les premiers signes de fièvre ;
  • veiller au suivi prénatal des femmes enceintes ;
  • faire vacciner les enfants de moins de 02 ans.

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Les moustiquaires imprégnées ont montré leur efficacité, mais ces ces gestes simples mis bout à bout, constituent également une barrière redoutable contre la maladie. « Le paludisme, en définitive, n’est pas seulement une affaire de médecins ou de programmes nationaux. Il est un révélateur de notre discipline collective, de la capacité de chacun à transformer les recommandations en habitudes durables ».