Côte d’Ivoire : pour une somme de 5 000 FCFA, un adjudant écope de 5 ans de prison

Juin 22, 2026 - 13:10
Juin 22, 2026 - 13:36
Côte d’Ivoire : pour une somme de 5 000 FCFA, un adjudant écope de 5 ans de prison

Côte d'Ivoire : pour une somme de 5 000 FCFA, un adjudant écope de 5 ans de prison

En Côte d’Ivoire, le tribunal militaire d’Abidjan frappe à nouveau dans le rang des hommes en uniforme pour rançonnement. C’est un adjudant qui était à la barre. Il a été reconnu coupable d’extorsion de fonds et de violation de consigne et condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme avec mandat de dépôt. Le prévenu doit également verser la somme de 500 000 francs CFA au titre d’amende.

Côte d’Ivoire : un sous-officier supérieur condamné à 5 ans de prison

Pris en flagrant délit par les enregistrements vidéo, le sous-officier supérieur K.K.D. n’a pas pu démontrer son innocence devant le tribunal. Il est accusé d’avoir reçu la somme de 5 000 FCFA de la part de deux usagers interpellés pour défaut de casque dans une opération de contrôle non autorisée. Selon l’accusation, l’adjudant avait érigé un poste de contrôle en « l’absence de toute autorisation régulière » et ne disposait pas de carnet de contravention. Pendant ce contrôle « irrégulier », il a interpellé deux motocyclistes qui n’avaient pas porté de casque.

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Les enregistrements vidéo réalisés par les agents instruits pour la constatation des faits de rançonnement ont permis d’identifier le sous-officier supérieur. Ces éléments de preuve attestent qu’une somme de 5 000 FCFA lui avait été remise par les motocyclistes. À la barre, le prévenu reconnaît avoir reçu les 5 000 francs CFA. Mais il précise qu’il a finalement accepté cette proposition des motocyclistes par « compassion ». Cette raison avancée ne l’a pas sauvé de la lourde sentence.

L’adjudant écope de cinq ans de prison ferme avec mandat de dépôt, d’une amende de 500 000 FCFA. Le tribunal a également ordonné la publication de la décision dans toutes les casernes installées sur toute l’étendue du territoire national. Le tribunal militaire vient ainsi de montrer pour la énième fois qu’il ne va jamais tolérer le rançonnement et le racket des usagers par des hommes en uniforme.

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Mais au-delà des sanctions, faudrait-il pas réfléchir autrement pour mettre fin à ce vice ? Pourquoi le mal persiste-t-il malgré les lourdes sanctions infligées aux coupables ? Les autorités sécuritaires doivent mener des réflexions approfondies pour aboutir à un diagnostic pertinent afin de déboucher sur des pistes de solutions durables.