CEDEAO-AES : Lansana Kouyaté face à une mission décisive mais incertaine

Avr 22, 2026 - 05:30
CEDEAO-AES : Lansana Kouyaté face à une mission décisive mais incertaine
Cedeao-AES - Lansana Kouyaté face à une mission décisive mais incertaine

Mission délicate, contexte explosif : Lansana Kouyaté est chargé de rapprocher les blocs opposés Cedeao-AES. Mais les premières tendances de l’opinion montrent un scepticisme massif sur cette mission politiques. Le rejet populaire de cette médiation se ressent car pour de nombreux citoyens africains, le retour des États alliés au Sahel tuerait toute envie d’émancipation des pays africains des grands blocs occidentaux.

CEDEAO-AES : de maigres chances de succès pour Lansana Kouyaté

Lansana Kouyaté hérite d’une mission stratégique mais délicate. Désigné médiateur entre la Cedeao et l’Alliance des États du Sahel (AES), l’ancien Premier ministre guinéen doit tenter de rapprocher deux blocs désormais profondément divisés.

Mais dès les premières réactions, le scepticisme domine largement. Une majorité écrasante de l’opinion ouest africaine estime que cette médiation a peu de chances d’aboutir. Ce rejet n’est pas anodin : il révèle une perte de confiance des populations envers la CEDEAO et ses dirigeants..

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Sur le fond, la situation est verrouillée. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont multiplié les signes d’émancipation vis-à-vis de la Cedeao. Ils dénoncent constamment les sanctions et revendiquant une souveraineté renforcée là où ils voient en la CEDEAO une caisse de résonance de l’impérialisme. Dans ce contexte, la médiation de Kouyaté devra composer avec des positions déjà bien tranchées.

La peur d’un retour de l’AES dans la CEDEAO

La réussite de cette initiative dépendra donc moins de la personnalité du médiateur que de la volonté réelle des deux camps de faire des concessions. Sans évolution significative de la CEDEAO sur son fonctionnement, la fracture avec l’AES pourrait s’avérer irréversible. L’approché de plus en plus populaire des États de l’Alliance du Sahel offre selon plusieurs africaine une chance à l’Afrique d’amorcer son autonomie et une réelle indépendance. Un positionnement populaire soutenu par de nombreux africains de la diaspora confronté à des discours fustigeant l’immigration d’africains vers les pays occidentaux et qui rêvent de plus en plus de réexpatriation.

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Ces derniers portent une des charges les plus lourdes contre la CEDEAO, qui pour eux, ne fait aucun effort pour offrir aux africains de réelles perspectives d’avenir par la création de solutions adaptées aux africains et à leur bien-être. Pour beaucoup, un retour de l’AES dans la CEDEAO serait une mise à mort du rêve de l’indépendance vraie de l’Afrique.