Côte d’Ivoire : un gendarme condamné à 5 ans de prison ferme pour racket
En Côte d’Ivoire, un adjudant de gendarmerie écope de cinq (05) ans d’emprisonnement ferme pour avoir racketté un usager. Il a été reconnu coupable des faits d’extorsion de fonds lors d’une audience tenue au tribunal militaire d’Abidjan. Le prévenu a d’abord rejeté les faits avant d’être confondu par une vidéo virale qui a fait le tour des réseaux sociaux.
Côte d’Ivoire : un sous-officier de gendarmerie prend 5 ans pour extorsion de fonds
Le tribunal militaire de Côte d’Ivoire a sévèrement condamné un gendarme pour racket (extorsion de fonds) et violation de consignes. En service à Abobo, il a écopé d’une peine d’emprisonnement ferme de 5 ans. Le sous-officier D.L.F.J.L. doit également verser une amende de 500 000 FCFA.
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Les faits se sont déroulés le 23 février 2026 sur l’axe Abobo PK18 – Paris Baguette lors d’un contrôle de routine. Il avait interpellé un conducteur de tricycle qui était censé remettre ses pièces administratives pour contrôle. Mais au moment de remettre les pièces à l’agent, il glisse par-dessous un billet. Selon le récit des faits, l’un des occupants du tricycle avait filmé la scène qu’il a par la suite balancée sur l’application TikTok. La vidéo devient virale et suscite l’indignation.
Une enquête ouverte
Informés des faits, le tribunal militaire a ouvert une information judiciaire. Des investigations ont été menées pour identifier le sous-officier en cause. Interrogé sur les faits, le gendarme s’est justifié en évoquant des « actes de clémence » ou des « gestes d’encouragement ». Dans sa ligne de défense, il a expliqué que le billet glissé sous la couverture des pièces serait un geste spontané du conducteur de tricycle qui voulait juste l’encourager.
Face à l’évidence de la scène vue dans la vidéo, les explications du prévenu peinent à convaincre. Il a fini par reconnaître les faits qu’il qualifie de « mauvaise manière de servir ». Un aveu qui le plonge, car étant en déphasage avec l’éthique professionnelle.
Une lourde sanction pour dissuader
Dans ce dossier qui, pour beaucoup de gens, ternit l’image de marque de la gendarmerie et de toutes les autres entités de la sécurité publique en Côte d’Ivoire, la justice militaire a eu la main lourde. Le juge a infligé une peine de cinq ans d’emprisonnement ferme et une amende de 500 000 FCFA. Le sous-officier pourrait également faire l’objet d’une procédure disciplinaire dont l’issue pourrait être la radiation.
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Cette peine sonne comme un avertissement formel adressé à tous les corps en uniforme quant au respect des normes qui régissent la profession. Par ce verdict, le tribunal militaire lance un signal fort à l’endroit de tous les agents qui s’adonnent aux rançonnements et à d’autres comportements dégradants dans l’exercice de leur fonction. C’est pourquoi le tribunal a ordonné l’affichage de la décision dans toutes les casernes de Côte d’Ivoire.