Côte d’Ivoire : Baleine et Calao au cœur d’un boom économique et de milliers d’emplois
Grâce aux gisements pétroliers et gaziers Baleine et Calao, la Côte d’Ivoire ambitionne la création massive d’emplois à l’horizon 2030. Le potentiel économique de ces deux champs ne se limite pas à la création d’emplois. Le Directeur Général des Hydrocarbures, Essé Kouamé Bienvenu, assure que l’exploitation de ces ressources minières va booster le pays dans le rang des producteurs pétroliers en Afrique.
Côte d’Ivoire : Baleine et Calao pourraient créer des dizaines de milliers d’emplois d’ici 2030
Les estimations en termes de création d’emplois avec les gisements Baleine et Calao sont assez positives. « Au niveau national, les estimations font état de plusieurs dizaines de milliers d’emplois directs et indirects à l’horizon 2030 », a déclaré Essé Kouamé Bienvenu.
Ces prévisions de création d’emplois sont fondées sur les estimations en termes de production. Selon le Directeur Général des Hydrocarbures, l’exploitation des gisements de classe mondiale va générer plus de 2,5 milliards de barils d’huile et plus de 3 000 milliards de pieds cubes de gaz naturel. En ce qui concerne le Calao, c’est environ 5 000 milliards de pieds cubes de gaz naturel et près de 450 millions de barils de condensat qui sont attendus.
Baleine et Calao, moteur de développement économique en Côte d’Ivoire ?
Les gisements Baleine et Calao viennent renforcer le domaine des hydrocarbures en Côte d’Ivoire. Essé Kouamé Bienvenu rappelle que « 70 % de la production d’électricité provient du gaz naturel ». Partant de cette idée, il indique que : « avoir beaucoup de gaz naturel signifie avoir beaucoup de combustible pour la génération de l’énergie ». « Toute chose qui permettra de satisfaire les besoins du pays qui sont sans cesse croissants, et même aller au-delà de la Côte d’Ivoire pour satisfaire ceux de la sous-région, et impacter nécessairement l’économie », a-t-il ajouté.
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Disposer d’une telle qualité et d’une telle quantité d’énergie va contribuer fortement à l’industrialisation et à la croissance économique de la Côte d’Ivoire, et va permettre de générer plusieurs dizaines de milliers d’emplois en faveur de la jeunesse.
Avec Baleine et Calao, les hydrocarbures peuvent contribuer au PIB à hauteur de 14 %
Actuellement, le secteur minier apporte 5 % au PIB de la Côte d’Ivoire. Avec le gisement Baleine et le gisement Calao, cette contribution peut passer jusqu’à 14 % à l’horizon 2030, selon Essé Kouamé Bienvenu. « Le profit généré par ces exploitations, après déduction des charges, la part de production qui revient à l’État est au minimum de 52,5 %. Cette part est amenée à croître avec le niveau de production », a-t-il indiqué.
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En plus de contribuer fortement au PIB, les projets miniers vont permettre la réalisation d’infrastructures socio-économiques dans les zones de production et dans des « zones difficiles d’accès ». « Ces projets sont accompagnés par la réalisation d’infrastructures de base dans le secteur de la santé, de l’éducation, de l’électrification, de l’adduction en eau potable ».
La Côte d’Ivoire vise la deuxième place dans le classement des producteurs pétroliers en Afrique de l’Ouest
Déjà dans le top 5 des producteurs de pétrole, la Côte d’Ivoire vise la deuxième place derrière le Nigéria. Le directeur des hydrocarbures a confié que l’objectif fixé d’ici 2030 est de « produire 200 000 barils par jour ». Il reconnaît que les ambitions de la Côte d’Ivoire ne sont pas dans les mêmes proportions que le Nigeria, qui vise 2 millions de barils par jour pour la campagne 2025 – 2026.