Mali : l’EIS frappe dans la ville de Ménaka
Au Mali, un troisième groupe armé s’invite dans les attaques. Il s’agit des jihadistes de l’État islamique au Sahara (EIS). Ils n’avaient pas participé aux attaques coordonnées du 25 avril 2026. Les combattants de l’EIS sont restés en retrait des attaques menées par le Front de libération de l’Azawad (FLA) et le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim).
Mali : l’EIS en rajoute aux difficultés de l’armée
L’État islamique au Sahara (EIS) frappe dans la ville de Ménaka au Mali, a rapporté Jeune Afrique. La région de Labbezanga serait également aux mains des combattants de l’État islamique au Sahara (EIS) qui ont lancé un assaut contre la position de l’armée. Des sources locales ont indiqué que « les militaires ont abandonné leur position à Labbezanga, situé près de la frontière du Niger ».
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L’État islamique au Sahara (EIS) est resté loin de l’alliance formée par le Jnim et le FLA, certainement à cause de son bras de fer avec le premier groupe. Le Jnim et l’EIS sont deux groupes terroristes concurrents qui cherchent à coloniser des espaces sur le territoire malien. L’EIS est connu pour ses attaques dans la zone frontalière située entre le Mali et le Niger. L’entrée en jeu de ce troisième groupe armé risque de compliquer la tâche à l’armée malienne qui avait commencé par reprendre le dessus dans plusieurs villes.
Situation toujours confuse, pas d’apparition publique d’Assimi Goita
Ce lundi, deux détonations importantes ont été entendues à l’aéroport de Bamako. Mais le calme est très vite revenu sans que les riverains ne sachent l’origine de ces détonations. À Kati, à Gao, l’armée affirme avoir pris le contrôle. Par contre à Kidal, le Front de libération de l’Azawad (FLA) maintient son hégémonie après avoir fait partir les mercenaires russes de l’Africa Corps grâce à un accord.
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Dans cette grande confusion, la voix du président de la transition, Assimi Goita, manque. Il n’est pas apparu depuis le début des hostilités. Des sources indiquent qu’il serait exfiltré et gardé en lieu sûr à Bamako. Le Premier ministre, qui s’est officiellement prononcé sur la situation, n’a donné aucune information sur le président de la République.
Deux jours de deuil en hommage au général Sadio Camara
Les attaques coordonnées ont occasionné la mort du ministre de la Défense, le général Sadio Camara. Une lourde perte pour l’armée et pour tout le pays. Pour le Premier ministre, ce haut gradé « a fait le choix de mourir les armes à la main pour défendre sa patrie ». Le gouvernement a décidé de lui rendre un hommage mérité. Un deuil de deux jours est décrété et il aura droit à des obsèques nationales.