Sénégal : mission de la nouvelle direction de la dette
La nouvelle Direction de la dette devient un maillon central de l’architecture financière sénégalaise. Créée par le gouvernement et confiée à Babacar Touré, cette structure hérite de la coordination des emprunts, du suivi de la dette publique et de la négociation des financements destinés à l’État.
Sénégal : la nouvelle direction de la dette va piloter la dette et les emprunts
Le gouvernement du Sénégal a créé, lors du Conseil des ministres du 17 juin 2026, la Direction générale des Financements et de la Dette. Placée sous l’autorité du ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, cette nouvelle entité est dirigée par Babacar Touré.
Sa mission couvre l’ensemble de la chaîne de gestion de la dette publique. Elle coordonne l’élaboration et le suivi de la politique nationale en la matière. Elle organise également les émissions d’emprunts sur le marché financier sous-régional ainsi que sur les marchés internationaux de capitaux. La structure assure aussi les relations avec les investisseurs, les spécialistes en valeurs du Trésor et les agences de notation de crédit. La est chargée d’évaluer la performance des intervenants du marché des titres publics tout en suivant l’évolution des conditions de financement.
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Un rôle central dans la stratégie de financement de l’État
Au-delà de la mobilisation des ressources, la nouvelle direction concentre plusieurs fonctions auparavant dispersées. L’institution négocie les termes financiers et juridiques des emprunts intérieurs et extérieurs ainsi que les financements obtenus auprès des agences de crédit export. Elle va instruire également les demandes de rétrocession de prêts et les garanties accordées par l’État. L’évaluation des risques liés aux opérations de dette figure aussi parmi ses responsabilités.
Cette centralisation lui confère un rôle déterminant dans le pilotage financier de l’État. Elle intervient aussi dans la gestion de la trésorerie et dans le suivi de la dette des sociétés publiques, des établissements publics, des collectivités territoriales et des autres démembrements de l’État.
Des prérogatives exclusives sur les contrats de financement
La Direction générale des Financements et de la Dette dispose d’attributions exclusives qui renforcent son poids institutionnel. Elle est désormais la seule structure habilitée à négocier les contrats de financement avant leur transmission au ministre chargé des Finances pour approbation et signature.Elle devient également l’unique responsable de la base de données centralisée de la dette publique. À ce titre, elle doit garantir l’exhaustivité, la fiabilité et l’intégrité des informations relatives à l’endettement public.Son champ d’action s’étend aussi aux partenariats public-privé. Elle analysera les conditions de financement des projets, examinera les demandes de garantie et évaluera leur impact sur la viabilité de la dette.
La mobilisation des ressources au cœur des missions
La nouvelle direction reçoit enfin la mission de prospecter de nouvelles sources de financement pour l’État. Elle va préparer les requêtes destinées aux partenaires techniques et financiers et pilotera les négociations des accords de prêts ou de dons.
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Elle assurera parallèlement la gestion de la dette intérieure et extérieure. Ce positionnement fait de cette entité un acteur central dans la recherche de ressources financières et dans le suivi des engagements de l’État. Avec cette réforme institutionnelle, le Sénégal se dote d’un outil unique chargé d’assurer à la fois la gestion de la dette, la négociation des financements et le dialogue avec les principaux acteurs des marchés financiers.