Afrique du Sud : issue incertaine pour Kemi Seba, détention prolongée
Arrêté le 13 avril 2026, l’activiste béninois Kemi Seba est toujours détenu en Afrique du Sud. Sa demande de libération provisoire a été rejetée par le juge lors de l’audience du jeudi 18 juin. Cette décision prolonge la détention du leader de l’ONG Urgences panafricaniste, qui se retrouve coincé entre des poursuites pour séjour irrégulier et la demande d’extradition introduite par son pays d’origine pour des faits graves liés à la tentative de coup d’État du 7 décembre 2026.
Afrique du Sud : le Béninois Kemi Seba toujours détenu
Habituée des ennuis judiciaires et des arrestations, Kemi Seba est peut-être face à l’une des situations judiciaires les plus complexes de son parcours. Objet de deux mandats d’arrêt et recherché par la police béninoise, Kemi Seba, conseiller spécial du général Tiani, se fait arrêter en Afrique du Sud pour « immigration illégale ». Il est interpellé avec son fils et un passeur alors qu’il tentait de rejoindre le Zimbabwe.
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Dans la foulée, le Bénin profite de l’occasion pour introduire une demande d’extradition. À travers cette demande, il est notifié aux autorités sud-africaines que l’activiste panafricaniste est recherché dans son pays pour « apologie de crimes contre la sûreté de l’État et d’incitation à la rébellion » et « blanchiment de capitaux ». Quelques jours après son arrestation, la demande d’extradition a été introduite et régulièrement enrôlée par la justice sud-africaine.
Toutefois, le tribunal a scindé les deux procédures. Kemi Seba a d’abord été appelé à répondre des faits d’immigration illégale. Ce dossier est toujours en cours d’examen pour élucider les zones d’ombre. Mais en attendant Kemi Seba reste en détention. Sur la demande d’extradition envoyée par le Bénin, la justice a programmé la première audience pour le 14 juillet 2026. Les différentes parties sont convoquées à cette audience pour faire valoir leurs arguments.
Le Bénin joue toutes les cartes possibles pour obtenir l’extradition de Kemi Seba. La justice a préparé un dossier en béton pour faire tomber les arguments de l’activiste qui décrit constamment le Bénin comme un pays non sûr pour les libertés démocratiques. D’ailleurs, il a adressé une demande d’ail aux autorités sud-africaines. À travers cette demande, il passe subtilement le message selon lequel il serait en danger s’il retournait à Cotonou. Déchu de sa nationalité française, Kemi Seba ne dispose désormais, pour ce qui est publiquement connu, que de la nationalité béninoise.
Idylle entre le Bénin et le Niger, Kemi Seba peut-il toujours compter sur Niamey ?
Lors de son arrestation, la police a découvert un passeport diplomatique nigérien sur Kemi Seba. Saisies, les autorités nigériennes ont confirmé l’authenticité du document. Ce passeport lui a été délivré suite à sa nomination au poste de conseiller spécial du président nigérien. Les premières actions des autorités nigériennes montrent une volonté de soutenir l’activiste. Mais beaucoup de choses ont changé.
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Le Niger et le Bénin sont en plein processus de normalisation de leurs relations diplomatiques. Les dossiers d’extradition sont souvent gérés sur le plan diplomatique. Le dossier de Kemi Seba fait peut-être partie des sujets qui alimentent dernièrement le rapprochement entre Cotonou et Niamey.