Tennis : Le Gabon à l'école ivoirienne

Mai 2, 2026 - 15:00
Tennis : Le Gabon à l'école ivoirienne

La diplomatie sportive s’est illustrée à Abidjan avec la visite de travail du ministre gabonais de la Jeunesse, des Sports, du Rayonnement culturel et des Arts, chargé de la Vie associative, Ulrich Kessany, au siège de la Fédération ivoirienne de tennis (FIT). Reçu par le président de l’instance, Me Sylvère Koyo, l’hôte gabonais est venu s’imprégner d’un modèle ivoirien en pleine ascension.

Accompagné d’une délégation composée notamment de Géraldine Robert et de Gabin Atiga, le ministre gabonais n’a pas caché son intérêt pour la structuration et la dynamique actuelle du tennis ivoirien. Une présence qui traduit, au-delà du protocole, une volonté politique claire de s’inspirer des bonnes pratiques observées en Côte d’Ivoire.

Au centre des échanges, le modèle organisationnel de la FIT, marqué par la montée en puissance des tournois internationaux ATP 50 et ATP 75. Des compétitions qui contribuent non seulement à repositionner Abidjan sur la carte du tennis africain, mais aussi à offrir une plateforme de visibilité et de progression aux talents locaux et régionaux. Pour Ulrich Kessany, cette réussite repose sur une gouvernance structurée, une vision claire et une capacité à mobiliser des partenaires autour d’un projet sportif cohérent.

Face à ces avancées, Me Sylvère Koyo a partagé les leviers ayant permis à la FIT de franchir un cap professionnalisation de l’organisation, attractivité des compétitions et ouverture à l’international. Des éléments qui constituent aujourd’hui un socle d’inspiration pour plusieurs fédérations africaines en quête de développement.

Cette visite s’inscrit ainsi dans une logique de coopération Sud-Sud, axée sur le transfert de compétences, le partage d’expertise et la mise en réseau des acteurs du tennis. Elle pourrait, à terme, déboucher sur des initiatives conjointes, allant de l’organisation de stages à la mise en place de circuits compétitifs sous-régionaux.

Chamade YAH