Burkina Faso : la protection des infrastructures numériques s’accélère
Le Burkina Faso renforce la surveillance de ses infrastructures numériques. Depuis le lundi 15 juin 2026, une opération nationale de contrôle est menée sur plusieurs équipements stratégiques de télécommunications. Cette démarche intervient alors que les réseaux font face à des défis qui affectent la qualité des services.
Burkina Faso : le réseau télécoms sous inspection nationale
Le gouvernement burkinabè a engagé une opération de contrôle des infrastructures publiques de télécommunications déployées sur le territoire national. Conduite par le ministère de la Transition digitale, des Postes et des Communications électroniques, cette mission se déroule du lundi 15 au mercredi 24 juin 2026. Les inspections concernent notamment les réseaux de fibre optique, les équipements techniques, les systèmes d’alimentation énergétique. Il y a également d’autres installations indispensables au fonctionnement des télécommunications.
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Selon le ministère,. cette opération vise à préserver les investissements publics réalisés dans le secteur. Elle prévient aussi les dysfonctionnements et améliore progressivement la qualité de la connectivité.
Des infrastructures confrontées à de multiples dégradations
Cette initiative intervient dans un environnement où les équipements numériques restent exposés à plusieurs formes de détérioration. Les réseaux de fibre optique et de cuivre figurent parmi les infrastructures les plus touchées. Les cas recensés concernent notamment le vol de câbles et la dégradation de certaines installations. Des dommages sont également causes lors de travaux publics ou privés. Les sites télécoms ne sont pas épargnés. Des générateurs, des panneaux solaires et du carburant diesel font régulièrement l’objet de vols, affectant le fonctionnement de plusieurs installations.
La sécurité des réseaux au cœur des préoccupations
La situation sécuritaire représente aussi un défi important pour le secteur. Les autorités indiquent qu’environ un quart des antennes télécoms ont été vandalisées par des groupes armés. Cette situation a entraîné une baisse estimée entre 10 et 20% de la couverture des services mobiles et Internet. Elle a également eu des répercussions sur la qualité des services proposés aux utilisateurs. Les chiffres de ARCEP illustrent cette réalité. Le nombre de tours télécoms détruites est passé de 11 en 2019 à 106 en 2022. Dans le même temps, les sites hors service ou inaccessibles sont passés de 632 en 2022 à 681 en août 2023.
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Un dispositif de supervision en préparation
En parallèle, les autorités poursuivent la mise en place d’un Centre de supervision des infrastructures numériques. Ce projet représente un investissement estimé à 3,05 milliards FCFA. Sa mise en service est annoncée pour octobre 2026. Le centre aura pour mission de superviser le réseau backbone national, sécuriser le cyberespace, exploiter les datacenters. Il assure la maintenance ainsi que la protection des infrastructures numériques critiques de l’État.
Ces actions s’inscrivent dans une perspective plus large de développement de la connectivité. Le Burkina Faso vise une couverture nationale en haut débit d’ici 2030. En 2024, l’accès à Internet concernant 28,3% de la population. Le taux de pénétration de la téléphonie mobile a atteint quant-à lui 63,9%. La protection des infrastructures apparaît ainsi comme un élément déterminant pour accompagner l’évolution su numérique dans au Burkina Faso.