Côte d’Ivoire : Assalé Tiémoko convoqué au tribunal d’Abidjan
Assalé Tiémoko doit se présenter de nouveau devant la justice après l’épisode du 23 avril 2026. Une nouvelle convocation lui a été adressée ce mardi 12 mai 2026. Selon un communiqué publié par le mouvement politique Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI), l’ancien député et maire de Tiassalé doit se présenter le vendredi 15 mai.
Côte d’Ivoire : Assalé Tiémoko convoqué au cabinet d’instruction du TPI d’Abidjan
Le président de l’ADCI a reçu en main propre une nouvelle convocation de la police. Après avoir été écouté pendant de longues heures le 23 avril dernier, Assalé Tiémoko est attendu devant une juge d’instruction ce vendredi. Il doit se présenter au « cabinet de la doyenne des juges d’instruction, en charge du 8ᵉ cabinet d’instruction au tribunal de première instance d’Abidjan, dans le cadre d’une affaire le concernant ». Les motifs de cette nouvelle convocation ne sont donc pas encore détaillés. Selon certaines indiscrétions, il pourrait s’agir de la suite de la convocation du 23 avril.
Lire aussi : Côte d’Ivoire : la police empêche Assalé Tiémoko de voyager
Avant la notification de la nouvelle convocation, Assalé Tiémoko avait envoyé une correspondance au procureur de la République pour comprendre pourquoi la police l’empêche de voyager. En effet, le lundi 11 mai, le président de l’ADCI s’est présenté à l’aéroport d’Abidjan pour prendre un vol à destination du Canada. Ce voyage s’inscrit dans le cadre d’une tournée de son mouvement politique à la rencontre de la diaspora ivoirienne.
Alors qu’il avait déjà effectué toutes les formalités requises, il a été empêché de prendre son vol. Il a été informé sur place par la police qu’il est interdit de voyager. Des instructions seraient venues de la part du procureur. ADCI assure que son président n’avait jamais été informé d’une telle décision.
De lourdes accusations contre Assalé Tiémoko
Au cours de son audition le 23 avril 2026, il a été informé qu’il est dans le collimateur de la justice pour « trouble à l’ordre public », « incitation à la révolte », « discrédit sur les institutions de la République » et « diffusion de fausses nouvelles ». Il a été gardé pendant des heures avant d’être autorisé à rentrer libre chez lui. Dans la foulée, il a été hospitalisé suite à des malaises.
Lire aussi : Côte d’Ivoire : pourquoi Assalé Tiémoko croit pouvoir gagner à Cocody
L’ancien député ne se réclame ni de la gauche ni de la droite, mais il porte une voix critique de la gouvernance du régime en place. Grâce à ses expériences de journaliste, il n’hésite pas à s’impliquer dans des dossiers d’investigations pour faire jaillir la vérité sur certaines affaires d’intérêt général.