Sénégal : violences à l’UCAD, le gouvernement s’explique
Au Sénégal, au lendemain des violences qui ont fait un mort sur le campus de l’université Cheick-Anta-Diop de Dakar, les ministres sénégalais de la Justice, de l’Intérieur et de l’Enseignement supérieur ont pris la parole. Les deux autorités ont justifié l’intervention de la police par la radicalisation du mouvement qui était en cours.
Sénégal : violences à l’université Cheick-Anta-Diop, le gouvernement se justifie
Au Sénégal, les violences qui ont secoué le campus social de l’Université Cheikh-Anta-Diop (Ucad) de Dakar ont provoqué la mort d’un étudiant en chirurgie dentaire lundi dernier. Ce mardi 10 février, le gouvernement a pris la parole pour donner son point de vue sur les événements. Rien ne peut justifier un décès dans une université, a même martelé la garde des Sceaux Yassine Fall qui a annoncé que le parquet avait été saisi pour enquêter sur la mort d’Abdoulaye Ba. Les ministres présents ont néanmoins tenu à justifier l’intervention musclée des forces de l’ordre. Elle s’explique par la radicalisation du mouvement qui était en cours.
« Nous avons reçu des renseignements indiquant que certaines personnes allaient s’en prendre aux infrastructures. Le self et le restaurant central ont d’ailleurs été la cible de destruction vers 7 heures du matin. En tant que responsable de la sécurité publique, nous avions donc un devoir impérieux d’anticiper ces événements », a déclaré Bamba Cissé, le ministre de l’intérieur, selon qui cette mesure préventive s’imposait.
En ce qui concerne la question des arriérés de paiement des bourses qui est à l’origine du conflit entre étudiants et autorités, le ministre de l’Enseignement supérieur, Daouda Ngom, a évoqué un problème de compréhension. Selon lui, la situation est liée à un simple changement de système en vue d’aligner le calendrier universitaire et le calendrier de versement des bourses. « L’un des plus en vue au sein du collectif des Amicales de l’Ucad a par exemple 31 ans et n’a pas encore terminé son master… Voilà dix ans qu’il est à l’Ucad, depuis 2016 ! », a lancé ce dernier avant d’insister sur le fait que « certains dirigeants étudiants subissent des influences extérieures, plus particulièrement politiques ».
À l’heure actuelle, le gouvernement s’est lui pour l’instant contenté de fermer le campus social de l’université jusqu’à nouvel ordre.
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