Côte d’Ivoire : Assalé Tiémoko placé sous contrôle judiciaire
Assalé Tiémoko, voix critique du régime d’Alassane Ouattara, a été placé sous contrôle judiciaire ce vendredi 15 mai 2026. La décision lui a été notifiée à l’issue de sa présentation devant la doyenne des juges d’instruction du 8ᵉ cabinet au tribunal de première instance d’Abidjan (TPI d’Abidjan). À cette occasion, de nouveaux chefs d’accusation ont été évoqués contre le président du mouvement politique Aujourd’hui et Demain, la Côte d’Ivoire (ADCI).
Côte d’Ivoire : Assalé Tiémoko placé sous contrôle judiciaire après son audition au TPI d’Abidjan
Contrairement à son audition à la préfecture d’Abidjan qui a duré de longues heures, Assalé Tiémoko est vite sorti du bureau de la juge d’instruction ce vendredi 15 mai 2026. Cette audition, qui a duré quelques heures, a débouché sur une décision qui restreint les mouvements de l’ancien député. Inculpé pour « diffusion de fausses nouvelles, trouble à l’ordre public, émission d’expressions outrageantes », Assalé Tiémoko est placé sous contrôle judiciaire. Ces faits et gestes seront suivis de près. C’est une épée de Damoclès qui plane désormais sur la tête de l’homme politique connu pour sa franchise dans ses dénonciations.
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Ni lui ni l’ADCI n’ont encore officiellement communiqué sur cet nouvel épisode des ennuis judiciaires qui ont commencé depuis le 23 avril 2026. Avant sa convocation devant la doyenne des juges d’instruction du 8ᵉ cabinet, Assalé Tiéomoko a été entendu le 23 avril à la préfecture de police d’Abidjan. Ce jour, il a été libéré dans un premier temps pour se rendre aux soins suite à des malaises, mais quelques heures après, le procureur a notifié à son conseil une décision de placement en garde à vue. Cette décision a été levée quelques heures après et le maire de Tiassalé est rentré libre chez lui.
C’est au cours de cette première audition à la préfecture de police d’Abidjan qu’Assalé Tiémoko Antoine a appris les raisons de sa convocation. Les chefs d’accusation évoqués étaient : « trouble à l’ordre public », « incitation à la révolte », « discrédit sur les institutions de la République » et « diffusion de fausses nouvelles ».
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Assalé Tiémoko empêché de voyager
Après la levée de sa garde à vue le jeudi 23 avril, le président de l’ADCI a repris normalement ses activités. Il a d’ailleurs lancé en personne la rentrée politique du mouvement. Mais à sa grande surprise, il a été bloqué à l’aéroport d’Abidjan quelques jours après alors qu’il se rendait au Canada. Sur place, les agents de police l’ont informé qu’il ne pouvait pas voyager et qu’il s’agirait d’une décision du procureur. C’est dans la foulée qu’est intervenue la nouvelle convocation à présenter devant la juge d’instruction.