Xénophobie en Afrique du Sud : 300 Ghanéens seront rapatriés

Mai 14, 2026 - 12:40
Xénophobie en Afrique du Sud : 300 Ghanéens seront rapatriés
Xénophobie en Afrique du Sud : 300 Ghanéens seront rapatriés

Face à la montée de la xénophobie en Afrique du Sud, le Ghana lance une opération de rapatriement volontaire de ses ressortissants. Le ministre des Affaires étrangères ghanéen a indiqué que 300 personnes ont été déjà recensées. Le ministre a précisé que l’opération a été autorisée par le président de la République John Dramani Mahama.

Xénophobie en Afrique du Sud : le Ghana annonce un rapatriement pour protéger ses ressortissants

Le président John Dramani Mahama autorise « l’évacuation immédiate » de 300 ressortissants ghanéens de l’Afrique du Sud. En difficulté, les intéressés ont exprimé volontairement l’envie de rentrer chez eux au Ghana afin d’être à l’abri des menaces xénophobes en Afrique du Sud. Il faut signaler que la décision des autorités ghanéennes a été surtout motivée par une vidéo montrant un Ghanéen intimidé par un groupe de manifestants sud-africains. Ce dernier a déjà été rapatrié.

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Au début des manifestations contre les étrangers, le Ghana a interpellé la représentation diplomatique de l’Afrique du Sud à Accra. Les autorités ghanéennes ont également saisi l’Union africaine (UA) sur la xénophobie en Afrique du Sud et souhaitent une intervention sur le sujet à la réunion de coordination prévue à compter du 14 juin 2026 en Égypte.

Le Nigeria a également annoncé le rapatriement volontaire de ses ressortissants. Selon le ministère nigérian des Affaires étrangères, 130 personnes se sont déjà inscrites pour être rapatriées. Pour les autres qui comptent rester malgré l’ampleur des manifestations qui virent parfois à des agressions physiques, il leur demandait de faire preuve de vigilance. Certains pays ont demandé à leurs ressortissants de contrôler leurs déplacements et de fermer temporairement leurs commerces.

Le gouvernement sud-africain condamne, mais le phénomène s’intensifie

Dans les discours publics, les autorités sud-africaines expriment leur total désaccord avec les actes xénophobes. « Les récentes violentes manifestations et actes criminels dirigés contre des ressortissants étrangers dans certaines parties du pays ne représentent pas l’opinion du peuple sud-africain ni ne reflètent la politique du gouvernement », affirme le président Cyril Ramaphosa. Il a indiqué que « la xénophobie n’a pas sa place en Afrique du Sud ».

Nous devons affirmer clairement qu’il n’y a pas de place en Afrique du Sud pour la xénophobie, la mobilisation ethnique, l’intolérance ou la violence.

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Il condamne fermement les agressions des étrangers dans les rues par des manifestants. Mais pour certains observateurs, les autorités ne doivent pas se limiter à faire de simples déclarations. Le gouvernement est appelé à prendre des mesures radicales pour stopper ceux qui agressent les étrangers.