Côte d’Ivoire : Zigui condamné à 5 ans d’emprisonnement

Mai 18, 2026 - 13:40
Côte d’Ivoire : Zigui condamné à 5 ans d’emprisonnement
Côte d'Ivoire : Zigui condamné à 5 ans d'emprisonnement

L’activiste politique Mamadou Zigui, connu pour sa proximité avec le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), connaît désormais sa peine. Ce lundi 18 mai 2026, la justice ivoirienne l’a reconnu coupable de « provocation à l’insurrection » et de « trouble à l’ordre public ». Il a été condamné à cinq ans de prison ferme ainsi qu’au paiement d’une amende de 20 millions de francs CFA.

Côte d’Ivoire : Mamadou Zigui écope de 5 ans de prison pour « provocation à l’insurrection et trouble à l’ordre public »

Après cinq mois passés en détention, Mamadou Zigui est désormais fixé sur son sort. Le cyberactiviste pro-Laurent Gbagbo comparaissait devant la justice ivoirienne pour des faits liés à des déclarations tenues sur les réseaux sociaux dans un contexte politique particulièrement tendu à l’approche de la présidentielle d’octobre 2025.
Le tribunal l’a finalement reconnu coupable des chefs d’accusation retenus contre lui, notamment « provocation à l’insurrection » et « trouble à l’ordre public ». En plus de la peine de cinq ans d’emprisonnement ferme, Mamadou Zigui devra également s’acquitter d’une lourde amende financière.

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À l’origine de cette affaire, une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Dans cette séquence largement relayée, l’activiste, déjà très critique envers le pouvoir du président Alassane Ouattara, appelait les populations à se mobiliser au moment où le Conseil constitutionnel devait se prononcer sur les candidatures à l’élection présidentielle. Selon plusieurs observateurs, cette sortie intervenait dans un climat politique sous haute tension, notamment autour du dossier de candidature de Laurent Gbagbo.

L’ancien chef d’État, radié de la liste électorale après sa condamnation dans l’affaire du braquage de la BCEAO, voyait sa participation à la présidentielle fortement compromise. Le Laurent Gbagbo et ses partisans dénonçaient alors une exclusion politique. L’arrestation de Mamadou Zigui avait d’ailleurs suscité de vives réactions dans les rangs du Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire. Le parti de Laurent Gbagbo avait dénoncé une nouvelle vague de répression visant ses militants et sympathisants.

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Des excuses restées sans effet

Durant sa détention, Mamadou Zigui avait pourtant tenté d’apaiser les tensions. Dans une lettre ouverte publiée il y a quelques semaines, il avait présenté ses excuses aux autorités ivoiriennes. L’activiste s’était notamment adressé à la présidente du Conseil constitutionnel, sollicitant sa clémence et reconnaissant le caractère sensible de ses propos. Mais cette démarche n’aura finalement pas infléchi la décision de la justice. Le verdict prononcé ce lundi apparaît particulièrement sévère aux yeux de ses soutiens.