« La démocratie tue », Ibrahim Traoré choque avec une déclaration radicale
Le capitaine Ibrahim Traoré réaffirme son opposition à la démocratie. Dans un entretien accordé à la presse ce jeudi 2 avril 2026, le président du Burkina Faso a indiqué que son pays a définitivement tourné le dos à la démocratie. Le chef du régime militaire a fait savoir que le pays a opté pour la Révolution progressiste populaire (RPP) et reste focus pour aller vers un développement certain.
Burkina Faso : Ibrahim Traoré appelle à « oublier la démocratie »
« Il faut que les gens oublient la question de démocratie », a lancé Ibrahim Traoré. Le message est donc clair : il n’est plus question de parler de démocratie au Burkina Faso. Pour le militaire qui a pris le pouvoir par les armes, la démocratie n’a jamais développé un pays. « Si quelqu’un vient vous parler de démocratie, il faut fuir. La démocratie tue », a-t-il affirmé.
Partout où ils veulent installer la démocratie dans le monde, c’est dans le sang. Que Dieu nous épargne de cette démocratie.Ibrahim Traoré
Il a donné l’exemple de la Libye où les populations qui, selon lui, vivaient bien se retrouvent maintenant en difficultés depuis que des gens ont estimé qu’il leur fallait la démocratie. « Regardez la Libye, c’est un exemple à côté de nous. Ils vivaient en paix, l’eau était gratuite. Beaucoup de choses étaient gratuites, mais aujourd’hui regardez la misère qu’il y a. Combien de centaines d’enfants sont morts, c’est ça la démocratie ? », s’interroge-t-il.
Lire aussi : AES : Ibrahim Traoré fait des révélations
Pour le capitaine Ibrahim Traoré, « il n’y a pas de démocratie dans ce monde ». Il assure que la révolution est la « seule voie pour se développer ». C’est pourquoi son pays a opté pour la Révolution progressiste populaire (RPP). Le régime est prêt à défendre son modèle contre vents et marées, car le président Traoré est persuadé que c’est ce qu’il faut pour son pays.
À quand les élections au Burkina Faso ?
Parlant de démocratie, le capitaine Ibrahim Traoré a dit un mot à propos des élections. Depuis son accession au pouvoir, le Burkina Faso n’a organisé aucune élection, et selon ses dires, ce n’est d’ailleurs pas au programme. « On ne parle pas d’élection d’abord. On a des défis, il faut relever ces défis », a-t-il déclaré. Cette déclaration. Le régime de transition reste donc fidèle à sa posture de début.
Lire aussi : Burkina Faso : Ibrahim Traoré dissout tous les partis politiques
En effet, les autorités militaires avaient indiqué depuis le début que l’organisation des élections ne sera pas une priorité tant que la crise sécuritaire n’est pas définitivement réglée. C’est l’un des défis qui préoccupent actuellement Ibrahim Traoré et son équipe. Il n’est donc pas question de se préoccuper de l’organisation des élections. Les partis politiques ont été d’ailleurs dissous, ce qui ressemble à une trêve politique voilée.