Mali : un officier français condamné à 20 ans de prison

Juin 5, 2026 - 18:40
Mali : un officier français condamné à 20 ans de prison
Mali : un officier français condamné à 20 ans de prison

En détention provisoire au Mali depuis près d’un an, le lieutenant-colonel français Yann Vézilier a été fixé sur son sort. La justice a tranché et il a écopé d’une lourde peine. Poursuivi pour « atteinte à la sûreté de l’État », il a été reconnu coupable et condamné à 20 ans de réclusion criminelle.

Mali : le lieutenant-colonel français Yann Vézilier condamné

La justice malienne a eu la main lourde dans le dossier de Yann Vézilier. Sa condamnation est passée inaperçue, mais elle a été révélée dans la presse quelques semaines après. Selon les informations, c’est depuis le 5 mai 2026 que la condamnation est tombée : 20 ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’État ». Officier de la DGSE en service à l’ambassade de France au Mali, il avait été interpellé le jeudi 14 aout 2025 et gardé par les services de sécurité à Bamako.

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Aux premières heures de son interpellation, il avait été présenté comme un espion et accusé de tentative de complot contre le régime d’Assimi Goita. Il avait été arrêté alors qu’il allait faire des achats. Des sources diplomatiques avaient dénoncé des « irrégularités » autour de cette arrestation. En effet, en tant qu’agent diplomate, Yann Vézilier est couvert par une immunité garantie par la Convention de Vienne de 1961, dont Bamako est signataire depuis 1968. Selon les mêmes sources diplomatiques, le Français peut être expulsé à la rigueur. Elles indiquent que rien ne pouvait justifier son arrestation et sa détention.

La condamnation de Yann est intervenue à un moment où les tensions entre la France et le Mali ont été ravivées par de récentes déclarations du président Emmanuel Macron. En visite au Kenya dans le cadre du sommet économique Africa Forward coorganisé par la France et le Kenya, Emmanuel Macron a laissé entendre que le régime militaire est responsable de la situation sécuritaire au Mali. Il a également affirmé que la junte n’avait pas fait un meilleur choix en chassant les troupes françaises. Ces propos ont été tenus alors que le Mali venait de subir une série d’attaques coordonnées menées par le JNIM et les rebelles du FLA le 25 avril 2025.