Boxe ivoirienne : Arthur Boua conteste le processus électoral de “Côte d’Ivoire Boxing” et annonce une riposte judiciaire

Mai 23, 2026 - 19:30
Boxe ivoirienne : Arthur Boua conteste le processus électoral de “Côte d’Ivoire Boxing” et annonce une riposte judiciaire

La crise qui secoue la boxe ivoirienne depuis plusieurs mois connaît un nouveau tournant. À la veille de l’élection du président de “Côte d’Ivoire Boxing”, prévue ce samedi 23 mai 2026, le président de la Fédération Ivoirienne de Boxe, Arthur Boua, est monté au créneau lors d’un point presse organisé ce vendredi 22 mai à Williamsville.

Suspendus par le comité bipartite mis en place par le ministère de tutelle, les dirigeants actuels de la FIB entendent néanmoins défendre la légitimité de leur fédération. Face aux médias, ils ont dénoncé ce qu’ils considèrent comme une confusion entretenue autour du processus électoral actuellement conduit sous l’appellation “Côte d’Ivoire Boxing”. Selon eux, cette élection ne concerne en aucun cas la Fédération Ivoirienne de Boxe, reconnue, estimant que le Comité National Olympique de Côte d’Ivoire agit en dehors des mécanismes statutaires de la fédération.

Le président de la FIB Arthur Boua soutient que toute procédure électorale au sein de la fédération doit respecter un cadre bien défini. Rappelant qu’en cas de crise ou de difficulté touchant le président en exercice, les statuts prévoient la réunion du comité directeur et des membres statutaires afin de décider des mesures à prendre, notamment la mise en place éventuelle d’un comité de transition et que rien de tout cela n’a été respecté dans le processus actuellement en cours.

Par ailleurs, en ce qui concerne la liste des personnalités engagées dans le processus électoral de Côte d’Ivoire Boxing, Arthur Boua affirme qu'ils ne remplissent pas les conditions statutaires pour agir au nom de la boxe ivoirienne. Notamment, Dago Seri Jean-Paul, qu'il présente comme n’ayant jamais été membre de la fédération, Rabé Graou Louis Antony, qu’il dit radié de la FIB, ainsi que Sako Aboubakary, ancien membre sous la précédente mandature mais absent des effectifs fédéraux depuis 2024.

Toutefois, malgré la suspension prononcée par le comité bipartite, les responsables fédéraux assurent continuer à exercer leurs activités sportives et administratives tout en rappelant que leur mandat résulte d’une élection validée conformément aux textes en vigueur et soutiennent que seule une procédure reconnue par les organes compétents pourrait remettre en cause cette légitimité.

Face à l’évolution de cette crise, Arthur Boua et son comité directeur disent désormais envisager une action judiciaire afin d’obtenir une clarification définitive.

« Je pense qu'on est à un stade où nous allons faire appel, saisir les autorités compétentes judiciaires, pour qu'une bonne fois le droit soit dit, pour que ceux qui ont la vérité, tranquillement travaillent dans notre discipline pour le bonheur des Ivoiriens », a insisté le président de la FIB.

Arthur Boua affirme également que ni lui ni son comité n’ont été conviés aux réunions ayant conduit à la mise en place du processus électoral.

« Non. Les dirigeants du CNO-CIV ne nous ont jamais appelés. Ils ont pris des décisions pour mettre ce processus en place.  Et contre toute attente, un communiqué est sorti concernant une élection à la Fédération Ivoirienne de Boxe. Nous étions donc obligés de réagir », a-t-il regretté, dénonçant des décisions prises sans consultation de la fédération qu’il dirige.

Kadia'D.