Burkina Faso, Niger : visite stratégique de Romuald Wadagni dans l’AES
Le président Romuald Wadagni lance une vaste offensive diplomatique une semaine après son investiture. Dans son premier agenda de voyage, l’Alliance des États du Sahel (AES) y figure avec une place de choix. Même si le premier voyage n’est pas dans l’un des pays membres, deux pays de l’AES vont accueillir le nouveau président béninois cette semaine. Il va d’abord se rendre au Niger le 2 juin et après s’envoler pour le Burkina Faso. Le président béninois est également annoncé au Togo, Côte d’Ivoire et au Ghana.
Diplomatie : Romuald Wadagni attendu au Niger et au Burkina Faso
Romuald Wadagni montre déjà les signes d’une volonté affichée de renouer le dialogue avec les pays de l’AES. Pour appuyer son discours qui tend la main à la normalisation des relations diplomatiques, il passe à l’action. Dans la première série de visites officielles, il est attendu à Niamey et à Ouagadougou après sa rencontre avec Bola Tinubu au Nigeria ce lundi 1ᵉʳ juin 2026.
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La visite annoncée de Romuald Wadagni dans l’AES est sans surprise. C’est une suite logique de son discours d’investiture. « Avec nos pays voisins, nous mettrons un accent particulier sur l’approfondissement de la coopération régionale. Le Bénin continuera d’agir pour la stabilité, le dialogue et le respect », avait-il déclaré le 24 mai 2026. Il s’était particulièrement adressé aux voisins de la sous-région. Dans cette sous-région, il est connu de tous que les relations diplomatiques entre les pays de l’Alliance des États du Sahel ne sont pas au beau fixe.
Les fortes délégations dépêchées à Cotonou par ces pays lors de l’investiture de Romuald Wadagni étaient clairement un signe d’un début d’ouverture. Et c’est à la justice que le président béninois bondit sur l’occasion. Au cours de son déplacement au Niger, la fermeture de la frontière à Malanville sera probablement au cœur des échanges. Cette frontière représente l’un des piliers des échanges commerciaux entre les deux pays. Ces échanges commerciaux sont en souffrance depuis 2023, où la frontière a été fermée. Les questions sécuritaires liées au terrorisme pourraient être également abordées.
Cap sur le Burkina Faso
Dans ce deuxième pays de l’AES, les mêmes sujets seront probablement abordés. Coopération sécuritaire et commerciale. Sur le plan sécuritaire, le Bénin et le Burkina Faso avaient des accords qui permettaient aux soldats d’intervenir en synergie, de part et d’autre, pour mettre en déroute les groupes terroristes. Depuis que les relations sont devenues difficiles, ces accords ont été rompus. Ce manque de synergie entre le Bénin et ses voisins rend la lutte contre le terrorisme très complexe.
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Pour le président Romuald Wadagni, « dans une sous-région confrontée au péril terroriste, nous sommes condamnés à travailler ensemble. Je veux donc réitérer la disponibilité du Bénin à agir de concert avec eux pour venir à bout de ce fléau. Je veux leur dire ma conviction qu’ensemble avec eux, nous pouvons bâtir une Afrique puissante en faisant nos propres choix d’orientation stratégique et en veillant surtout à leur bonne exécution », a-t-il indiqué.

Départ, ce lundi 1er juin 2026, du