Ghana : le gouvernement durcit la répression contre l’homosexualité

Mai 30, 2026 - 18:40
Ghana : le gouvernement durcit la répression contre l’homosexualité
Ghana : le gouvernement durcit la répression contre l'homosexualité

Au Ghana, une nouvelle loi a été adoptée par le parlement contre l’homosexualité. Le texte avait déjà été adopté sous l’ancien président Nana Akufo-Addo, qui ne l’avait pas promulgué avant son départ du pouvoir. La loi a donc été réexaminée et réadoptée conformément aux règles constitutionnelles ghanéennes. Ce nouveau texte qui sera soumis au président John Dramani Mahama prévoit jusqu’à trois ans de prison pour punir les personnes ayant des relations homosexuelles.

Ghana : jusqu’à 3 ans de prison pour les personnelles ayant des relations homosexuelles

Après le Sénégal, le Ghana s’apprête à rejoindre la liste des pays africains qui renforcent leur arsenal juridique contre les activités LGBT+. Le Parlement ghanéen a adopté, le vendredi 29 mai 2026, un nouveau texte intitulé « Loi sur les droits sexuels et les valeurs familiales », qui prévoit des sanctions pénales contre les relations homosexuelles ainsi que contre la promotion des activités LGBT+.

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Cette loi n’est pas une nouveauté dans le paysage politique ghanéen. Une première version avait déjà été approuvée sous la présidence de Nana Akufo-Addo. Toutefois, le chef de l’État n’avait pas procédé à sa promulgation avant la fin de son mandat. Conformément aux dispositions constitutionnelles du pays, le texte a donc été réexaminé puis réadopté par les députés afin d’être soumis au nouveau président, John Dramani Mahama, pour promulgation.

Selon les dispositions adoptées par le Parlement, les personnes reconnues coupables d’entretenir des relations homosexuelles risquent jusqu’à trois ans d’emprisonnement. Le texte vise également la « promotion, le parrainage ou le soutien intentionnel d’activités LGBT+ ». Toute personne reconnue coupable de tels actes encourt une peine comprise entre trois et cinq ans de prison.

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Malgré son caractère répressif, la loi prévoit certaines garanties. Les avocats sont autorisés à représenter les personnes poursuivies en raison de leur orientation sexuelle. Les médias conservent également le droit de traiter des questions liées à l’homosexualité dans le cadre de leurs activités professionnelles. Quant aux personnels de santé, ils restent habilités à fournir des soins aux personnes LGBT+, sans risque de poursuites pour cette seule raison.

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Avec cette nouvelle législation, le Ghana s’inscrit dans une tendance observée dans plusieurs pays africains ces dernières années. En Ouganda, une loi particulièrement sévère contre l’homosexualité a été adoptée en 2023, suscitant de vives réactions de la communauté internationale. En Nigeria, la loi interdisant les unions entre personnes de même sexe prévoit déjà de lourdes sanctions contre les personnes impliquées dans des organisations ou des manifestations favorables aux droits LGBT+. D’autres pays comme la Mauritanie, la Somalie ou encore certaines régions du Soudan du Sud disposent également de législations très restrictives en la matière.