Côte d’Ivoire : Lassina Doumbia attendu au Bénin pour un conclave stratégique

Mar 18, 2026 - 15:00
Côte d’Ivoire : Lassina Doumbia attendu au Bénin pour un conclave stratégique
Côte d'Ivoire Lassina Doumbia au Bénin pour un conclave avec Fructueux Gbaguidi du Bénin et Fabien Mandon de la France

Le chef d’état-major des armées de Côte d’Ivoire, Lassina Doumbia, est attendu à Cotonou pour parler partenariat militaire. Le général d’armée aérienne Fabien Mandon, chef d’état-major des armées françaises, est également annoncé pour la même rencontre. Les trois hauts gradés vont discuter de la coopération militaire entre leurs trois pays et analyser les perspectives d’avenir.

Côte d’Ivoire – Bénin – France : Lassina Doumbia et Fabien Mandon seront reçus par Fructueux Gbaguidi

Le Chef d’État-Major Général des Forces armées béninoises, Fructueux Gbaguidi, va recevoir ses homologues français et ivoirien ce jeudi 19 mars 2026. Des sources indiquent que cette visite s’inscrit dans une démarche de courtoisie entre hauts gradés militaires. Au menu des échanges, Fructueux Gbaguidi et ses hôtes vont aborder la coopération militaire. Il sera particulièrement question d’approfondir les échanges entamés en juillet 2025 à Abidjan.

Face aux défis sécuritaires qui secouent la sous-région, la Côte d’Ivoire et le Bénin ajustent constamment leurs dispositifs pour faire face efficacement à la menace terroriste. Avec le haut gradé français, la hiérarchie militaire du Bénin et de la Côte d’Ivoire vont évaluer les résultats de la coopération militaire et faire des projections en vue d’un renforcement des partenariats.

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Alliée de taille, la France se positionne comme un pilier stratégique pour ces deux pays. Elle profite pour se repositionner après son départ forcé des trois pays de l’Alliance des États du Sahel (AES). Ce repositionnement de la France est d’ailleurs à la base des divergences qui opposent le Burkina Faso, le Niger au Bénin et à la Côte d’Ivoire.

La France hors du Sahel, mais pas si loin !

La France a militairement quitté le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad ; mais elle n’est pas allée loin. Même si elle a été contrainte de revoir sa présence en Côte d’Ivoire, il n’a pas été question d’un départ forcé et définitif. La Côte d’Ivoire et le Bénin constituent aujourd’hui les deux pays dans la sous-région où la France détient encore des coopérations militaires actives.

Au Bénin, la France appuie l’armée en formation et en équipement. Les autorités béninoises ont déclaré à plusieurs reprises qu’il n’a jamais été question de déploiement de troupes françaises. Elles ont d’ailleurs démenti les allégations du président nigérien sur la supposée présence de bases militaires françaises au Bénin. « Le Bénin n’a jamais accueilli une base militaire étrangère depuis 1960 », avait indiqué Olushegun Adjadi, ministre béninois des Affaires étrangères.

La France gagne des points avec le Bénin

Le dimanche 7 décembre 2025, l’armée française a joué un rôle stratégique pour faire échec à la tentative de coup d’État conduit par le lieutenant-colonel Pascal Tigri. L’Élysée a confirmé l’intervention de militaires français en coordination avec le Nigeria pour apporter « un appui de surveillance, d’observation et de soutien logistique ». Les autorités françaises avaient précisé que cette intervention est intervenue suite à la demande formulée par le Bénin.

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Dans un entretien diffusé le 10 décembre 2025 par RFI, le commandant de la garde républicaine du Bénin, le colonel Dieudonné Tévoédjrè, avait affirmé que des forces spéciales françaises venues d’Abidjan avaient été déployées au sol. « C’était en fin de journée qu’elles sont arrivées. Effectivement, ces forces spéciales françaises qui sont arrivées en fin de journée, où elles ont concouru au ratissage, après que l’armée nigériane a fait ses frappes et tout était terminé. Ces forces spéciales nous ont aidés à faire le ratissage », avait-il déclaré.