Frappes en Iran : l’AES embarrassée ? Comment va-t-elle réagir ?
Les frappes israélo-américaines en Iran ont déjà fait réagir plusieurs pays africains. Entre condamnation et appel au cessez-le-feu, des dirigeants africains ont clairement exprimé leur position. Du côté de l’AES, c’est silence radio pour l’instant. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger sont dans la posture d’observateurs. Sont-ils peut-être embarrassés à cause de l’implication des États-Unis ?
Frappes en Iran : la réaction de l’AES très attendue
Récemment, les pays de l’AES ont accepté la main tendue des États-Unis pour une consolidation de leurs relations bilatérales. Le Burkina Faso et le Niger ont notamment signé des accords de plusieurs millions de dollars avec les États-Unis.
Ces nouveaux deals peut-ils influencer la réaction de l’AES dans la crise ? La position des trois pays est très attendue. Connaissant leur farouche opposition à tout acte visant à remettre en cause la souveraineté d’un pays, ils devraient logiquement condamner l’acte des États-Unis et de l’Israël.
L’AES est visiblement dans une position délicate. Comme ils l’ont fait avec les États-Unis, ils ont tous renforcé leurs relations avec l’Iran. Le ministre Burkinabè de la Défense était d’ailleurs en Iran quelques jours avant le démarrage des frappes meurtrières.
Aujourd’hui, bien d’observateurs se posent des questions. Ces trois pays seront-ils en mesure de prendre ouvertement position ? Cette guerre qui se mène à des milliers de kilomètres ne sera pas sans conséquence pour l’AES. L’Iran qui est l’un des partenaires dans la lutte contre le terrorisme pourrait se désengager. Grâce à un partenariat militaire, Téhéran livre des drones et appuie les trois pays contre les djihadistes.
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