Trump veut livrer des armes au Burkina Faso
Ces dernières semaines, les États-Unis multiplient les offensives diplomatiques au Burkina Faso. Nick Checker, l’émissaire de Donald Trump, a été reçu par le ministre Burkinabè des Affaires étrangères. Au menu, il a été question de la nouvelle vision de États-Unis pour redynamiser la coopération avec le Burkina Faso. Cette visite intervient quelques jours après la signature d’un accord sanitaire de plusieurs millions de dollars entre les deux pays.
L’administration Trump prête à renouer la coopération avec le Burkina Faso
Après les moments d’incompréhensions, les États-Unis sont prêts à coopérer « d’égal à égal » avec le Burkina Faso. Pour le ministre Burkinabè des Affaires étrangères, la visite de Nick Checker illustre la volonté de l’administration Trump à « relancer le dialogue et favoriser le réchauffement des relations de coopération avec le Burkina Faso ». Il a insisté sur le fait que cette nouvelle version intègre le « respect de la souveraineté du Pays des Hommes intègres ».
Nous avons eu un échange très constructif au cours duquel nous avons discuté de notre volonté de relancer les relations entre les États-Unis et le Burkina Faso et de travailler ensemble sur des questions d’intérêt partagé.Nick Checker
Pour l’émissaire de Washington, les deux parties doivent tirer les leçons du passé pour aller de l’avant. Cela permettra de « rétablir la confiance » et de coopérer sur des sujets d’intérêts communs.
Selon le point fait par le ministère Burkinabè des Affaires étrangères, les États-Unis proposent leur aide dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. A ce niveau, il s’agit principalement de la levée de la suspension des exportations des équipements de guerre vers le Burkina Faso. L’économie et les échanges commerciaux sont également pris en compte dans la nouvelle version de coopération.
Le Burkina Faso salue la démarche de Washington
Le patron de la diplomatie Burkinabè a rappelé que les deux pays ont poursuivent les mêmes objectifs. Il a sa salué la nouvelle monture de la coopération proposée qui respecte les normes de souveraineté établies par le régime militaire.
« Il est plus que nécessaire que les États-Unis et l’ensemble des partenaires bilatéraux, comprennent et acceptent que nos pays ne sont pas des espaces qui n’attendent qu’à être assistés », a déclaré le ministre Burkinabè.
Avant le Burkina Faso, l’émissaire de Washington avait été déjà reçu par les autorités maliennes. Après Ouagadougou, il va maintenant se rendre au Niger, le troisième pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).
