Burkina Faso : Ibrahim Traoré éligible aux élections

Mar 27, 2026 - 16:50
Burkina Faso : Ibrahim Traoré éligible aux élections
Burkina Faso Ibrahim Traoré éligible aux élections

Au Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, président de la Transition, est désormais éligible aux prochaines élections présidentielle, législatives et communales. C’est l’une des résolutions portées par la « Charte de la Révolution » adoptée ce vendredi 26 mars 2026 par l’Assemblée Législative de Transition (ALT). S’il le souhaite, il peut candidater pour la prochaine élection présidentielle qui mettra fin à la période transitoire en cours à la tête du pays depuis septembre 2022.

Burkina Faso : pourquoi Ibrahim Traoré peut candidater à la prochaine présidentielle ?

Ibrahim Traoré peut être candidat à la prochaine élection présidentielle parce que la nouvelle « Charte de la Révolution » le rend éligible aux élections. Adoptée par l’Assemblée Législative de Transition, le texte stipule que le président du Faso est éligible aux élections présidentielle, législatives et municipales. Aussi, il n’est plus question de Transition, désormais on parlera de la « Révolution », d’où la dénomination « Charte de la Révolution ». L’Assemblée Législative de Transition (ALT) devient l’Assemblée Législative du Peuple et le Gouvernement de Transition devient le Gouvernement du Peuple.

C’est un nouveau tournant que le régime militaire vient de prendre. Au pouvoir depuis septembre 2022, le mandat transitoire d’Ibrahim Traoré a été prolongé de 60 mois en mai 2024. Cette relecture porte à l’horizon 2030 la fin de la Transition où des élections démocratiques pourraient être organisées. Selon des indiscrétions, c’est peut-être en préparation de ces élections que la charte a été modifiée, ouvrant la voie à l’éligibilité d’Ibrahim Traoré.

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À la prise du pouvoir, le capitaine Ibrahim Traoré et son équipe ont mis en avant la situation sécuritaire du pays et la mauvaise gouvernance pour justifier le coup d’État. Ils avaient promis de régler très rapidement ces deux phénomènes afin d’assurer un retour à l’ordre constitutionnel. Mais cette promesse est bien derrière. « Il (Ibrahim Traoré) était venu avec quelque chose de précis, consistant à dire que dans six mois, il vaincrait le terrorisme et que dans moins de douze mois, il organiserait les élections pour remettre le pouvoir à un dirigeant démocratiquement élu », a rappelé Newton Ahmed Barry, éditorialiste et ancien président de la Commission électorale burkinabè.

À quand les élections au Burkina Faso ?

Bien malin qui pourra répondre à cette question. Il est vrai que le nouveau texte adopté par l’Assemblée Législative de Transition laisse entrevoir une organisation éventuelle des élections, mais rien n’est sûr. Comme c’est le cas dans les autres pays (Mali, Niger) de l’Alliance des États du Sahel (AES), il a été à plusieurs reprises indiqué que des élections ne pouvaient pas se tenir dans la situation sécuritaire actuelle.