Côte d’Ivoire : femmes enceintes détenues, le gouvernement répond à Amnesty
En Côte d’Ivoire, le gouvernement a réagi au communiqué d’Amnesty International à propos des personnes détenues « sans fondement ». L’ONG a particulièrement évoqué le cas de deux femmes enceintes. Dans un communiqué en réponse, le ministère de la Justice qualifie les récriminations d’Amnesty de « jugement de valeur inapproprié ».
Côte d’Ivoire : le gouvernement répond aux critiques d’Amnesty
Selon le directeur des droits de l’Homme, les personnes évoquées dans le communiqué d’Amnesty International « ont été régulièrement poursuivies, jugées et condamnées ». Constant Zirignon Delbé a ajouté que les intéressés ont bénéficié de « l’ensemble des garanties du procès équitable, pour des faits de troubles à l’ordre public consécutifs à des attroupements ». Il a martelé que les personnes concernées n’ont été ni « arrêtées sans fondement » ni « condamnées inéquitablement ».
« En outre, le droit à un double degré de juridiction étant consacré en Côte d’Ivoire, les personnes condamnées ont usé de ce droit en relevant appel de la décision de condamnation prononcée à leur encontre », a indiqué le directeur des droits de l’Homme. Il précise qu’il revient à la juridiction compétente de procéder à un nouvel examen de l’affaire et de statuer sur le « bien-fondé des préventions retenues contre elles ».
En ce qui concerne les femmes enceintes détenues, Constant Zirignon Delbé jure qu’aucune d’elles n’est défavorisée. « Depuis le début de l’année 2025, quinze (15) femmes enceintes ont été détenues pour diverses infractions, dont cinq (05) ont accouché. Toutes ces femmes ont bénéficié et continuent de bénéficier d’un suivi médical régulier et de l’assistance des services sociaux », a-t-il indiqué.