Côte d’Ivoire : recherché pour homicide, Pacôme Zou arrêté au Libéria
Fin de cavale pour Pacôme Zou. Recherché en Côte d’Ivoire dans une affaire d’homicide survenue à Tai, c’est finalement à Monrovia, capitale du Libéria, qu’il a été mis aux arrêts. L’opération a été menée par la gendarmerie ivoirienne en coordination avec les autorités libériennes au nom de la coopération entre les deux pays.
Côte d’Ivoire – Libéria: fin cavale pour Pacôme Zou arrêté à Monrovia
Pacôme Zou était recherché depuis le 19 mars suite à la mort de Romain Loassé avec qui il avait eu une violente altercation. Romain Loassé a succombé à ses blessures, malgré la prise en charge dans un hôpital de la place. Dans la foulée, Pacome Zou, principal suspect, a pris la clé des champs. Les recherches ont conduit les enquêteurs sur la piste libérienne. Il a été établi que le suspect n’était plus sur le territoire. Cette information a orienté les recherches vers les pays voisins.
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Samedi 28 mars 2026, le suspect est tombé dans les mailles de la gendarmerie. Grâce à la collaboration des services de sécurité libériens, il a été localisé et interpellé avec succès. Le dossier a été piloté par les éléments de la gendarmerie en service à Guiglo, avec à leur tête le lieutenant-colonel Bouaké Bamba. Cette parfaite collaboration entre les services de sécurité témoigne de la bonne santé des relations diplomatiques entre la Côte d’Ivoire et le Libéria.
Soulagement à Tai après l’arrestation de Pacome Zou
Les parents de la victime n’ont pas caché leur joie. Même si l’arrestation du principal suspect ne va pas ressusciter la victime, ils espèrent que justice sera rendue. Cette interpellation constitue un début qui ouvre la procédure judiciaire. Le principal suspect devra faire face à la justice et répondre des faits qui lui sont reprochés.
Il reviendra à la justice de définir les chefs d’accusation. Pour le moment, des sources évoquent un « homicide« . Mais s’agit-il d’un « homicide volontaire » ou d’un « homicide involontaire » ? L’analyse des circonstances du drame permettra de situer les uns et les autres sur la question.
Homicide, une infraction sévèrement punie en Côte d’Ivoire
Toute personne reconnue coupable de coups, blessures ou violences ayant entraîné la mort de la victime est punie de cinq à vingt ans d’emprisonnement. Cette peine est applicable même si l’auteur n’avait pas l’intention de donner la mort.
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La peine peut être portée à la réclusion criminelle à perpétuité lorsque les coups, blessures ou violences ont été exercés sur la personne du père ou de la mère, d’un parent adoptif, d’un ascendant du conjoint ou du concubin de l’auteur.