« L’albinos noir » et « L’hiver noir » : ce qu’Ibrahim Traoré voulait dire

Avr 4, 2026 - 17:30
« L’albinos noir » et « L’hiver noir » : ce qu’Ibrahim Traoré voulait dire
Burkina Faso Ibrahim Traoré clarifie enfin l'albinos noir et l'hiver noir

Le président Ibrahim Traoré est revenu sur ses déclarations concernant « l’albinos noir » et « l’hiver noir ». Ces déclarations avaient suscité de vifs commentaires au sein de l’opinion. Beaucoup n’ont pas compris ce qu’il voulait dire. Face aux journalistes jeudi dernier, il a apporté des précisions.

Burkina Faso : Ibrahim Traoré clarifie enfin « l’albinos noir » et « l’hiver noir »

Que signifie « l’albinos noir » ? Selon le président Ibrahim Traoré, cette expression présage de bonnes nouvelles pour le Burkina Faso. « L’albinos noir concerne le Burkina et c’est une bonne nouvelle qui concerne notre patrie. Elle arrive », a-t-il déclaré. Sans aller dans les détails, le capitaine Traoré a rassuré les Burkinabè. Mais quelle est cette bonne nouvelle ? La fin du terrorisme ? Sans préciser de date, il a indiqué que l’armée burkinabè est proche de la victoire dans cette lutte qui occupe le régime militaire depuis son installation.

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Cette clarification apporte une meilleure compréhension de l’expression, mais le mystère persiste. Les Burkinabè ne savent pas encore concrètement de quoi parle leur président quand il évoque une bonne nouvelle prochainement. Les supputations vont bon train. Certains pensent qu’il s’agit probablement de la fin du terrorisme, d’autres pensent à un essor économique.

Quid de l’hiver noir ?

L’hiver noir, c’est la deuxième expression mythique utilisée par le président Ibrahim Traoré et qui reste incompréhensible aux yeux du grand public. Que met-il dans « l’hiver noir » ? Contrairement à « l’albinos noir », « l’hiver noir » n’annonce pas une bonne nouvelle. Le président burkinabè évoque une situation grave qui va se produire. Selon ses dires, le processus est d’ailleurs déjà enclenché.

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Quant à l’hiver noir, le vent a commencé à souffler. Je crois que les plus avertis comprendront. Cet hiver, nous ne pouvons pas l’éviter si jamais nous continuons à nous comporter comme ça en Afrique. Ceux qui pourront rapidement se joindre pour qu’on puisse tuer le lourd, se protéger, couper les bois morts pour faire du feu et ériger les collines qui pourront stopper le vent comprendront. Mais l’hiver est déjà là et si nous (chefs d’État) continuons dans ce comportement, rien ne peut l’empêcher.

Pour lui, la seule manière d’éviter qu’il compare au « Printemps arabe », c’est un changement radical de comportement au niveau des dirigeants africains. Comme d’habitude, il soupçonne certains dirigeants africains d’être à la solde de puissances occidentales.

L’AES pour barrage à l’hiver noir ?

Ibrahim Traoré s’aventure dans un rôle de conscientisation pour dire aux Africains de se donner la main à l’image de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES). « L’hiver noir arrive, il sera un hiver très froid (…). En fondant la Confédération de l’AES, nous avons senti ce froid venir. Et tous les jours que Dieu fait, nous nous évertuons à trouver des troncs d’arbres pour rallumer un feu qui va réchauffer le cœur des Africains, un feu qui va réchauffer la mentalité et le sang des Africains, avait-il déclaré.