Saïd Penda prend 6 mois de prison ferme pour diffamation

Mar 31, 2026 - 12:40
Saïd Penda prend 6 mois de prison ferme pour diffamation
Saïd Penda prend 6 mois de prison ferme pour diffamation

Fin d’état de grâce pour Saïd Penda, qui vient d’être condamné à 6 mois de prison ferme pour diffamation contre l’homme d’affaires Mahamadou Bonkoungou, patron du groupe EBOMAF.

Il a diffamé le patron d’EBOMAF, Saïd Penda prend 6 mois de prison ferme

Sur les réseaux, notamment Facebook et Twitter, le journaliste camerounais Saïd Penda, installé en Côte d’Ivoire, disait révéler des dossiers sales concernant Mahamadou Bonkoungou, patron de EBOMAF, une société de BTP installée dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest. Du Burkina Faso au Bénin, la Guinée, le Togo, le Gabon et la Côte d’Ivoire, Mahamadou Bonkoungou a su tisser patiemment sa toile pour implanter durablement sa société.

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Alors qu’il n’était jusque-là connu que pour le succès de ses activités, Mahamadou Bonkoungou s’est vu salir par Saïd Penda, qui l’accusait faussement de pratiquer de la surfacturation. Sans prouver ses affirmations, Saïd Penda interpellait même les autorités gabonaises sur de prétendus risques de laisser l’homme d’affaires exercer sur leur territoire.

Saïd Penda trouvait particulièrement louche que M. Mahamadou Bonkoungou soit devenu « subitement incontournable » sur des « marchés du BTP au Gabon ». Ces propos accompagnés de la diffusion d’adresses privées de l’homme d’affaires en Europe ont poussé l’homme d’affaires à saisir la justice.

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Cette procédure ouverte depuis le mois de juin 2025 vient de s’achever sur la condamnation de Saïd Penda à 6 mois de prison ferme. C’est le responsable de communication de l’entreprise EBOMAF, M. Patrice Kissi, qui a rendu publique la décision de la condamnation du sieur Saïd Penda par le Tribunal de Première Instance du Plateau pour la diffusion d’informations mensongères et les atteintes à l’honneur d’un homme irréprochable et travailleur.

Cette décision lave intégralement l’honneur de M. Mahamadou Bonkoungou et l’image de son groupe EBOMAF. Dans le même temps, elle renforce les doutes sur le sulfureux journaliste habitué aux accusations scandaleuses et aux prises de position controversées.