Terrorisme en Guinée : des Maliens, Nigériens et Burkinabè arrêtés

Mar 23, 2026 - 06:40
Terrorisme en Guinée : des Maliens, Nigériens et Burkinabè arrêtés
Terrorisme en Guinée des Maliens, Nigériens et Burkinabè arrêtés

En Guinée, plusieurs ressortissants maliens, nigériens et burkinabè ont été interpellés pour des faits de terrorisme. Ils ont été épinglés dans une vaste opération menée par la justice contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Les personnes interpellées sont soupçonnées d’avoir des liens avec de groupes terroristes, notamment le Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM).

Guinée : 12 suspects liés au terrorisme arrêtés, un réseau de GSIM démantelé

Selon les informations communiquées par le parquet général près la cour d’appel de Conakry, le réseau démantelé dans un premier temps est composé de onze (11) individus dont sept (7) Maliens, deux (2) Nigériens, un (1) Burkinabè et un (1) Guinéen. Les interpellations ont été effectuées principalement dans les préfectures de Siguiri, Mandiana et Kankan. Ce résultat découle d’une série de procédures judiciaires enclenchées sur toute l’étendue du territoire national.

Dans la suite des investigations, un autre suspect, le nommé Fotigui D., Malien de nationalité, a été interpellé à Kankan par la Gendarmerie nationale. Il lui est reproché d’appartenir à une cellule dormante affiliée au Groupe de Soutien à l’Islam et aux Musulmans (GSIM). Les enquêteurs ont découvert un réseau de radicalisation en ligne dont certains membres sont de nationalité guinéenne. « Il (Fotigui) a reconnu avoir participé, sans autorisation légale, à une opération de libération d’otages contre rançon, révélant ainsi son implication volontaire dans le financement d’activités à caractère terroriste ».

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Guinée : des groupes WhatsApp affiliés au GSIM utilisés pour la radicalisation

Les enquêtes ont par la suite révélé l’existence de plusieurs groupes de messagerie liés au GSIM. Le parquet en a cité au moins trois : « Charia », « Daroul Fatwa » et « Islam, l’unique solution finale au monde ». Le Procureur général précise que : « ces groupes totalisent 513 membres, dont 38 de nationalité guinéenne ». Parmi les Guinéens, les agents de police ont pu clairement identifier deux comme étant membres actifs de ces réseaux de radicalisation en ligne. Il s’agit de Ibrahima Sow et Cheick Ibrahima Savane.

Guinée : les suspects poursuivis pour terrorisme

Toutes les personnes interpellées dans le dossier ont été déférées devant le parquet d’instance de Kaloum où elles ont été placées sous mandat de dépôt. Elles sont poursuivies pour des faits de « complicité de terrorisme, d’association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et de financement du terrorisme ».

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Ces faits sont prévus et punis par les dispositions du Code pénal, en ses articles 19, 20 et 574. Les mis en cause seront également jugés conformément à l’article 7 de la loi L/2021/024/AN du 17 août 2021 relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Guinée en face à la menace terroriste : la justice en alerte

Au regard de la gravité du sujet, le parquet général rassure la population « quant à la pleine mobilisation des autorités judiciaires et sécuritaires pour assurer la protection des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire national ».

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Pour plus d’efficacité dans cette mission, la justice invite les populations à la vigilance et à une collaboration active avec les autorités compétentes. Elles sont invitées à signaler « tout comportement suspect susceptible de compromettre la sécurité publique ».