Libération de Mohamed Bazoum : L’AES d’Ibrahim Traoré démonte l’UE !

Mar 20, 2026 - 07:10
Libération de Mohamed Bazoum : L’AES d’Ibrahim Traoré démonte l’UE !
Ibrahim Traore - président de aes - repond à l'Union européenne sur l'affaire bazoum

L’Union européenne, le 12 mars passé, a pris une proposition de résolution pour la libération de Mohamed Bazoum. Ibrahim Traoré, président de l’AES, a répondu sèchement à cette “ingérence” de l’organisation européenne dans les affaires de l’Alliance des États du Sahel.

L’ingérence de l’UE dans les affaires de l’AES dénoncée

Lors du coup d’État qui a porté à la tête de la République du Niger le général Abdourahamane Tiani, l’ancien président Mohamed Bazoum a été arrêté et placé en détention. Cette privation de liberté de l’ex-président dure depuis le 28 juillet 2023. Cela inquiète l’Union européenne qui, à travers une proposition de résolution commune – RC-B10-0159/2026, enjoint les autorités nigériennes à le libérer.

Ibrahim Traoré, président du Burkina Faso et actuel dirigeant de l’AES, a répondu à cette proposition de résolution commune de l’Union européenne dans un communiqué lu à la télévision burkinabè. Le chef de l’État burkinabé s’est étonné de cette ingérence des parlementaires de l’Union européenne qui assistent sans réaction à “l’enlèvement d’un président”, Nicolás Maduro par les États-Unis de Donald Trump ou “à l’assassinat d’un guide religieux” en Iran en la personne d’Ali Khamenei par les autorités du même pays.

Les pays de l’AES comprennent davantage mal le silence des pays de l’UE “face à la crise sécuritaire, orchestrée, que la Confédération AES traverse depuis plus d’une décennie”, tout en “se gardant de dénoncer les attaques barbares portées contre des populations civiles innocentes” de l’Alliance des États du Sahel sans que cela n’émeuve personne.

Ibrahim Traoré pointe le deux poids deux mesures des députés européens

Il regrette davantage que “Sous le couvert d’une prétendue humanité, le Parlement européen a choisi la sélectivité, tant inopportune que malveillante, en passant sous un silence assourdissant les violations réelles, flagrantes, illégitimes, répétées et continues du droit international commises” par certains pays puissants.

Ibrahim Traoré a une nouvelle fois porté la charge contre la France, qui dans son entendement, se cache derrière la “résolution commune”. Il a confié à ce propos combien :

“Il est pour le moins regrettable et surprenant qu’à un tel niveau institutionnel, un groupuscule d’acteurs connus, animés d’un paternalisme rétrograde, nostalgiques d’un passé colonial révolu et guidés par la préservation d’intérêts économiques et géostratégiques inavoués, aient réussi à fédérer à leur cause perdue une majorité de députés, dont la plupart sont certainement de bonne foi, tout comme les populations européennes qu’ils sont supposés représenter.”

Cette réponse du président éloigne la possibilité d’une libération du président Mohamed Bazoum, aux yeux des dirigeants de ces pays, n’est pas plus importante que le sort des populations assassinées quotidiennement par les térroristes.