Santé en Côte d’Ivoire : plus de cliniques clandestines dans le pays
Plus de cliniques clandestines en Côte d’Ivoire, selon le ministère de la Santé. Le bilan très positif des autorités de santé publique indique une élimination des cliniques illégales autrefois disséminées sur le territoire ivoirien. De nombreux contrôles pour inciter à la régularisation ont été effectués ces dernières années afin de mieux protéger le système sanitaire national.
Toutes les cliniques clandestines éliminées en Côte d’Ivoire ?
Des milliers de cliniques clandestines ont été fermées en Côte d’Ivoire après plusieurs années de traque. Les autorités sanitaires ivoiriennes ont intensifié les contrôles ces dernières années dans le cadre d’une vaste opération « zéro clinique illégale », débutée en 2022. L’idée derrière l’intensification des contrôles est de protéger le système de santé ivoirien des centres de soins clandestins sous-équipés qui étaient de véritables mouroirs.
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Dr Marie-Josèphe Bitty a déclaré sur le site du gouvernement : « Nous sommes aujourd’hui à zéro clinique illégale en Côte d’Ivoire sur les 80 % identifiés et annoncés au départ. » Selon la directrice des Établissements privés et professions sanitaires : « Des établissements sont fermés et, d’autre part, certains sont maintenant dans la légalité car détenteurs d’une autorisation. »
Le succès de l’opération de contrôle repose sur l’efficacité de la police sanitaire. Celle-ci a permis à plusieurs établissements clandestins de se mettre en conformité auprès du guichet unique d’agrément, les autres ayant été purement et simplement fermés. Plusieurs acquisitions d’équipements de soins par l’État de Côte d’Ivoire pour les établissements publics ont facilité ce résultat. Toujours important dans le système de santé ivoirien, le secteur privé se devait de respecter les normes exigées.
Même si des cliniques sauvages ne sont plus visibles dans les rues de la Côte d’Ivoire, notamment à Abidjan, il n’est pas exclu que de nouvelles pratiques ne soient pas développées par les médecins clandestins. Du fait de la rapide augmentation démographique, les besoins en soins demeurent importants, ce qui ne permet pas à l’hôpital public de répondre à toutes les demandes, surtout dans les zones rurales. En cas de relâchement des contrôles, de nouvelles cliniques clandestines pourraient apparaître sous différentes formes dans le pays, notamment par des visites de médecins non autorisés au domicile des malades.
Comment éviter la reconstitution des cliniques illégales ?
Ces dernières années, l’État ivoirien a éliminé les cliniques clandestines. Il a obtenu ce résultat grâce à la fermeture de nombreux centres de soins répertoriés comme non conformes aux normes imposées. À noter que plusieurs établissements ont procédé à la régularisation de leur situation, notamment par l’équipement en ressources humaines et en équipements. Même si le phénomène a fortement diminué, l’Etat et les citoyens doivent rester vigilants. L’accès suffisant de la population aux soins participe directement à la réduction de ces cliniques clandestines.
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Pour protéger ce bilan flatteur, le principal enjeu pour les autorités ivoiriennes est désormais leur capacité à maintenir durablement les contrôles. Cela permettra de freiner la domination du secteur privé dans la fourniture des soins.
À noter que, de 2022 à 2025, pas moins de 1 700 cliniques sauvages ont été fermées en Côte d’Ivoire. Dans la seule ville d’Abidjan, le secteur privé absorbait jusqu’à 60 % des soins, selon les chiffres du ministère de la Santé publique, à travers la Direction des Établissements Privés et des Professions Sanitaires (DEPPS).