Côte d’Ivoire : la présidentielle et le double défi sécuritaire

À quelques semaines de la présidentielle 2025 en Côte d’Ivoire, la sécurité au nord du pays préoccupe. Ces derniers jours, des incidents ont été signalés et mettent en alerte le dispositif de sécuritaire.
Côte d’Ivoire : double défi sécuritaire pour l’armée en cette période électorale
Depuis plusieurs mois, les autorités ivoiriennes s’activent pour mettre en place un dispositif sécuritaire à la hauteur du défi qui s’annonce. Les périodes électorales sont connues pour être des moments de tension en Côte d’Ivoire. Au regard des évènements qui s’enchainent, l’élection présidentielle d’octobre prochain s’annonce également sous tensions.
L’opposition promet de maintenir la pression jusqu’au bout pour obtenir la réintégration de ses leaders. Ces mouvements de foule qui prennent de l’ampleur font craindre le scenario de 2020 où une violence électorale a fait plusieurs morts. Mais le risque de l’explosion politique n’est pas le seul élement qui met en alerte les forces de défense et de sécurité.
A lire aussi : Côte d’Ivoire : Tidjane Thiam réagit fermement à la candidature d’Alassane Ouattara
Lundi dernier, l’armée a annoncé une incursion d’individus armés non identifiés dans un hameau au nord du pays. Cette attaque a fait quatre morts, une personne disparue, des cases et des cultures détruites. Les assaillants ont également emporté du bétail. Jusqu’à l’heure où nous nous mettons sous pression, aucune organisation terroriste n’a revendiqué cette attaque, laissant émerger la thèse d’un règlement de compte.
Quoi qu’il en soit, ces faits rappellent les sombres souvenirs d’attaques terroristes. Ce phénomène maitrisé par l’armée ivoirienne depuis 2021 serait-il de retour ? L’armée s’éloigne de cette thèse, mais reste vigilante sur la question.
En justifiant sa candidature pour briguer un quatrième mandat, le président Alassane Ouattara a évoqué le risque sécuritaire grandissant. Il est vrai que la Côte d’Ivoire a pu repousser le terroriste loin de son territoire, mais la zone nord reste un peu vulnérable compte tenu des intenses activités des groupes djihadistes dans les pays voisins.