Laurent Gbagbo : « Il faut continuer de lutter contre le 4ᵉ mandat »

Nov 30, 2025 - 09:00
Laurent Gbagbo : « Il faut continuer de lutter contre le 4ᵉ mandat »
Laurent Gbagbo : "Il faut continuer de lutter contre le 4ᵉ mandat"

Première prise de parole publique de Laurent Gbagbo après l’élection présidentielle du 25 octobre 2025. L’ancien président de la République s’est exprimé à l’occasion du lancement officiel de l’initiative pour la libération des prisonniers d’opinion (ILPO) portée par son parti PPA-CI.

Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo maintient son opposition au 4e mandat d’Alassane Ouattara

Réélu pour un 4e mandat, le président Alassane Ouattara sera investi le 8 décembre prochain. Mais son prédécesseur continue de dénoncer « un braquage électoral ». Pour Laurent Gbagbo, Alassane Ouattara n’a pas droit au 4e mandat. Pour lui, il s’agit d’un mandat anticonstitutionnel qui viole la loi fondamentale.

Le président du PPA-CI rappelle que c’est l’opposition à ce « mandat anticonstitutionnel » qui a occasionné des arrestations, des blessés et des morts. « Le problème à cause duquel on a arrêté tous nos amis, c’est parce que nous avons lutté contre le 4e mandat. Ils sont donc en prison. Il faut continuer de lutter contre le 4ᵉ mandat. Mais en même temps, il faut assister les familles. Il faut aussi les assister, eux, les prisonniers », a indiqué Laurent Gbagbo. La création de l’ILPO trouve son fondement dans cette lutte.

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Selon le président exécutif du PPA-CI, Sébastien Dano Djedje, l’ILPO va porter dès maintenant toutes les actions envisagées pour l’obtention de la « libération immédiate et sans condition des prisonniers d’opinion ». Jean-Gervais Tcheidé précise que l’objectif visé est d’exprimer la solidarité vis-à-vis des militants et sympathisants du parti qui sont en prison du fait de leur opposition au 4e mandat.

Les actions de l’ILPO impliquent des visites en prison, assistance juridique, soutien aux familles des détenus, des actions diplomatiques. L’objectif principal reste la libération rapide de tous ceux qui ont été arrêtés.

Pour rappel, le bilan officiel des violences électorales indique qu’il y a eu 71 blessés, 11 morts et 1 658 interpellations. Le PPA-CI à lui seul a compté plus de 1 000 arrestations dans le rang de ses militants. Le Conseil national de sécurité a accusé le PPA-CI et le PDCI de tout ce qui est arrivé. Ils sont accusés d’avoir envoyé leurs militants dans les rues pour créer des affrontements entre communautés et des attaques contre les forces de sécurité.