Alban Lafont, origines lointaines et nouvelle passerelle entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso

Août 28, 2025 - 12:57
Août 28, 2025 - 12:58
Alban Lafont, origines lointaines et nouvelle passerelle entre la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso
Né le 23 janvier 1999 à Ouagadougou, Alban Lafont, fortement convoité par les Etalons du Burkina Faso, connaitra ses premières sensations en sélection nationale A avec la Côte d’Ivoire. Depuis l’annonce de sa convocation le 27 août 2025 par Emerse Faé, nombreux sont les Ivoiriens qui se posent la question de savoir les liens existants entre le joueur et le pays de Didier Drogba.

De Père français (Rolland Lafont) et de mère burkinabè (Laurence Illoudo Marshal), Alban Lafont se retrouve convoqué par l’équipe nationale de Côte d’Ivoire. Ce pour deux journées cruciales de la fenêtre internationale de septembre 2025, des éliminatoires, Zone Afrique, de la Coupe du Monde 2026. Une compétition qu’il rêvait de tutoyer en Bleu, mais qu’il vivra sous la tunique Orange.

Et rien ne présageait d’une telle trajectoire de l’ancien toulousain aujourd’hui établi en Grèce, au Panathinaïkos. Car malgré le refus de son père de le voir porter le maillot des Etalons, sa mère, ex-député et ex-ministre de la république du Burkina Faso, accompagnée par les autorités politiques et sportives avait bien avancé, sur le dossier. Surtout que le rêve du portier de 1m96 d’intégrer l’équipe de France de Didier Deschamps s’étaient considérablement assombri.

« Il y a longtemps que le Burkina Faso espérait "recruter" Alba Lafont à travers la Fédération. Les Présidents Sita Sangaré, Lazare Banssé et Oumarou Sawadogo ont travaillé sur le dossier. Sans succès. Puisque le père poussait pour qu'il opte pour l'équipe de France.  Il a été longtemps dans les petits papiers de Didier Deschamps pour constituer la relève de la doublette Hugo Lloris-Steve Mandanda. Mais c'est finalement Alphonse Areola qui a été choisi. Une nouvelle aubaine pour le Burkina Faso de tâter le terrain », nous révèle une source à Ouagadougou.

Le terrain déblayé par les choix de Didier Deschamps, c’est Aristide Bancé, ex-attaquant international burkinabé qui, en 2024, est chargé de conduire la mission. Tout semble rouler à merveille. Alban Lafont pause même avec le maillot burkinabé pour marquer son adhésion au projet quand les rumeurs sur les réseaux sociaux et certaines déclarations d’anciens internationaux font capoter l’opération.  

« Sur les réseau sociaux, l’opinion évoque des sommes réclamées par Albert Lafont en contrepartie de son choix pour la Burkina Faso. Certains intervenants évoquent également son statut dans la hiérarchie des gardiens du pays. Selon eux, impossible de déloger Hervé Koffi », nous relate notre interlocuteur. Mais ce qui aurait freiné définitivement l’envie de Lafont de rejoindre les Etalons, reste la sortie de l’ex-capitaine de la sélection nationale. « Il est vrai que sur des plateaux de télévision, certains pro Hervé Koffi ont déclaré que Lafont ne pouvait être le gardien numéro 1. Une déclaration reprise par Charles Kaboré. Ce qui je pense à donner plus écho à la controverse que l’arrivée du joueur pouvait créer », nous révèle notre source qui a requis l’anonymat.

Pourtant, jamais Alban Lafont n’a officiellement affiché son refus de rejoindre l’équipe nationale du Burkina Faso, le pays de sa mère. « Au contraire, il a toujours affirmé être prêt à rejoindre la sélection burkinabè.   Reste qu'il fallait réunir les conditions d’une meilleure intégration », continue notre interlocuteur surpris des derniers rebondissements. « Il n’y avait rien qui annonçait ce choix pour la Côte d’Ivoire. Nous sommes surpris. Et cela donne lieu à une levée de boucliers sur les réseaux sociaux. Ce qui va au-delà du cadre sportif », reconnait amèrement notre source.

Mais alors quels pourraient être les liens avec la Côte d’Ivoire qui ont favorisé ce choix d’Alban Lafont ? Notre informateur nous donne une piste à explorer. En effet, « le grand-père maternel d'Alban Lafont, Georges Raymond Marshall, ex-président de l'Etoile Filante de Ouagadougou (EFO) qui était en partenariat avec l’ASEC Mimosas de Roger Ouégnin nouveau président à l’époque du club ivoirien, a des liens de parenté avec Mme Chantal Compaoré née Chantal Terrasson de Fougères, qui a vu le jour à Dabou et qui est devenue l'épouse de l'ex-chef de l'Etat du Burkina Faso, Blaise Compaoré », nous a-t-il confié. Les origines ivoiriennes d’Alban Lafont seraient donc dans la ville de Dabou et certainement dans la commune de Marcory, à la Rue D 30 des alizées (domicile de la famille Terrasson en Côte d’Ivoire).