Le Ghana muscle son dispositif de lutte contre le blanchiment d’argent


A partir du 1er septembre, la Banque centrale du Ghana impose aux importateurs de présenter des justificatifs officiels pour toute opération en devise. L’objectif : renforcer la transparence de lutter contre le blanchiment d’ argent.
Le Ghana renforce sa stratégie de lutte contre le blanchiment d’argent
De nouvelles règles sont entrées en vigueur au Ghana. La Banque du Ghana (BoG) a mis en place ces mesures pour mieux contrôler les importations et leurs transactions en devises étrangères. L’objectif est double : s’assurer que les flux d’argent qui traversent les frontières sont conformes aux règles, et lutter plus efficacement contre le blanchiment d’argent et les autres activités illégales.
De façon concrète, les importateurs devront fournir désormais un ensemble de documents approuvés qui attestent l’origine et l’utilisation des devises étrangères. Les pièces exigées sont les suivantes: un document émanant d’un bureau de change, des justificatifs bancaires attestant du retrait ou de l’achat des devises, ainsi que des copies validées d’un formulaire officiel de déclaration d’importation.
La BoG souligne que ces exigences visent non seulement à assainir les circuits financiers, mais aussi à instaurer davantage de transparence dans les opérations des acteurs du commerce extérieur.
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L’institution a prévenu que toute personne qui ne déclare pas, déclare de manière inexacte ou n’a pas les documents nécessaires pour justifier l’origine de ses fonds, sera lourdement sanctionnée. Les sanctions peuvent aller jusqu’à la saisie des fonds, des amendes ou des poursuites judiciaires.